Whole 30... jour 26 à 30: la fin

/ octobre 09, 2017

Vingt-sixième jour

Je mange encore très peu et me pèse vite fait pour voir si ce n'est pas trop. Mon but n'est absolument pas de me rendre malade ou rentrer dans des critères.

Mon poids n'a pas bougé. J'ai donc finalement trouvé le bon équilibre entre les quantités que je mange et mon activité physique.

La journée se passe sans encombres même plutôt bien. Mon moral revient et quand l'homme me demandé de lui ramener des chips et du coca pour se faire une soirée film, ça me paraît logique de prendre des amandes grillées pour moi.

Vingt-septième jour

Une journée où j'ai un peu plus de mal à trouver mon équilibre alimentaire. La fatigue sûrement. Je me dis que là, j'approche de la fin, je peux me prendre un petit plaisir. Et me voila à acheter une barre Nakd et une bouteille de Spa Citron. Les deux sont autorisées dans mon Whole 30. Je m'installe, mords un bout et "Pouah!! C'est quoi cette horreur!" Mes joues me font mal comme si j'avais mangé un bonbon sûr. J'ai mal au ventre, envie de vomir. Mon dieu, c'est sucré à mourir! Je mange 3 bouchées et laisse le reste là. Pourtant, avant je les trouvais fade. Ici... j'ai eu l'impression de manger du poison. 

Là, oui, je me rends compte de là puissance du sucre et du fait que j'en suis détachée. Malgré la mauvaise expérience, j'en tire une fierté énorme d'avoir suivi mes convictions! Comme si j'avais bien raison sur toute la ligne sur cette histoire de sucre, d'addiction, de drogue où tout le monde joue le jeu sans se rendre compte de ce qu'ils font à leurs corps!

Pour le challenge, il n'y à pas photo... je remangerai qqch de sucré après mes 30 jours, juste pour voir.

Allez, plus que 3 jours!

Vingt-huitième jour

Plus que 2 jours! Le décompte est lancé! Et avec lui... l'idée de "oui mais si je craque maintenant, c'est pas grave, je suis pas à ça près!

Un dernier petit tour sur le site pour voir le TimeLine et je suis toujours autant pile dedans! Ce 28e jour est réputé pour se dire que c'est bon, on a fait le gros, on n'est pas à 2 jours près.

Je suis en télétravail, je tourne un peu en rond, j'ai envie de manger, je n'ai pas bcp de travail alors je zone un peu... Cette journée est looooooongue.

Niveau alimentation, c'est au point où je ne mange presque rien, j'ai envie de passer à autre chose... et vite!

Vingt-neuvième jour

L'avant-dernier!

Un samedi en tête à tête avec ma fille. Aujourd'hui, nous restons toutes les deux à la maison à jouer. On construit une cabane, on traîne en pyjama, on regarde un dessin animé, on joue avec ses tut tut animo. Depuis quand je fais preuve d'autant de calme, de créativité? Je me rends compte que je profite énormément des choses simples. Mes humeurs sont moins changeantes depuis l'arrêt du sucre, je suis moins stressés... Je sais que je me répète mais pour les personnes qui me connaissent, je suis une boule de nerfs sur pattes!

Une énorme envie de pilons de poulet à midi et à 16h: une compote de poire avec une càc de cacao pur et me voilà au paradis. Une sensation de gâteau poire-chocolat. Il y a encore 2 mois, je trouvais le cacao en poudre extrêmement amer et sans aucun intérêt gustatif. Ici, je suis aux anges avec une chose toute simple. C'est clair, je continuerai sur le régime paléo après ce Whole30.


Trentième jour

Ca y est! Le dernier! Je l'ai fait! Ah non... encore la journée à tenir... et c'est long! TRES long! L'homme mange des gaufres à la cannelle au matin, des crêpes l'après-midi et je bataille entre le "il ne te reste que cette journée à tenir" et le "il ne va rien se passer en 24h"...

Le pire? J'ai un vague à l'âme que ce challenge se termine. C'est tout bête mais je discute avec l'homme et je lui dis "et maintenant? je fais quoi?". Ce challenge me motivait mine de rien, me poussait dans des retranchements, des réflexions. J'ai appris énormément de choses en 30 jours.

Je me pèse pour "finaliser"ce challenge (même si je me répète encore et toujours, il ne s'agit pas d'un régime pour perdre du poids!), le verdict tombe: 57,1 kg. Le palier que je voulais atteindre depuis des mois. 3,400 kg en moins. L'équivalent d'un gros bébé.

Je termine ce challenge avec un butternut farci au four et je rêve de ce que je mangerai demain pour non pas me féliciter (eh oui, la nourriture ne représente plus une récompense pour moi), mais simplement me faire un petit plaisir...

Ca y est, je l'ai fait!


Vingt-sixième jour

Je mange encore très peu et me pèse vite fait pour voir si ce n'est pas trop. Mon but n'est absolument pas de me rendre malade ou rentrer dans des critères.

Mon poids n'a pas bougé. J'ai donc finalement trouvé le bon équilibre entre les quantités que je mange et mon activité physique.

La journée se passe sans encombres même plutôt bien. Mon moral revient et quand l'homme me demandé de lui ramener des chips et du coca pour se faire une soirée film, ça me paraît logique de prendre des amandes grillées pour moi.

Vingt-septième jour

Une journée où j'ai un peu plus de mal à trouver mon équilibre alimentaire. La fatigue sûrement. Je me dis que là, j'approche de la fin, je peux me prendre un petit plaisir. Et me voila à acheter une barre Nakd et une bouteille de Spa Citron. Les deux sont autorisées dans mon Whole 30. Je m'installe, mords un bout et "Pouah!! C'est quoi cette horreur!" Mes joues me font mal comme si j'avais mangé un bonbon sûr. J'ai mal au ventre, envie de vomir. Mon dieu, c'est sucré à mourir! Je mange 3 bouchées et laisse le reste là. Pourtant, avant je les trouvais fade. Ici... j'ai eu l'impression de manger du poison. 

Là, oui, je me rends compte de là puissance du sucre et du fait que j'en suis détachée. Malgré la mauvaise expérience, j'en tire une fierté énorme d'avoir suivi mes convictions! Comme si j'avais bien raison sur toute la ligne sur cette histoire de sucre, d'addiction, de drogue où tout le monde joue le jeu sans se rendre compte de ce qu'ils font à leurs corps!

Pour le challenge, il n'y à pas photo... je remangerai qqch de sucré après mes 30 jours, juste pour voir.

Allez, plus que 3 jours!

Vingt-huitième jour

Plus que 2 jours! Le décompte est lancé! Et avec lui... l'idée de "oui mais si je craque maintenant, c'est pas grave, je suis pas à ça près!

Un dernier petit tour sur le site pour voir le TimeLine et je suis toujours autant pile dedans! Ce 28e jour est réputé pour se dire que c'est bon, on a fait le gros, on n'est pas à 2 jours près.

Je suis en télétravail, je tourne un peu en rond, j'ai envie de manger, je n'ai pas bcp de travail alors je zone un peu... Cette journée est looooooongue.

Niveau alimentation, c'est au point où je ne mange presque rien, j'ai envie de passer à autre chose... et vite!

Vingt-neuvième jour

L'avant-dernier!

Un samedi en tête à tête avec ma fille. Aujourd'hui, nous restons toutes les deux à la maison à jouer. On construit une cabane, on traîne en pyjama, on regarde un dessin animé, on joue avec ses tut tut animo. Depuis quand je fais preuve d'autant de calme, de créativité? Je me rends compte que je profite énormément des choses simples. Mes humeurs sont moins changeantes depuis l'arrêt du sucre, je suis moins stressés... Je sais que je me répète mais pour les personnes qui me connaissent, je suis une boule de nerfs sur pattes!

Une énorme envie de pilons de poulet à midi et à 16h: une compote de poire avec une càc de cacao pur et me voilà au paradis. Une sensation de gâteau poire-chocolat. Il y a encore 2 mois, je trouvais le cacao en poudre extrêmement amer et sans aucun intérêt gustatif. Ici, je suis aux anges avec une chose toute simple. C'est clair, je continuerai sur le régime paléo après ce Whole30.


Trentième jour

Ca y est! Le dernier! Je l'ai fait! Ah non... encore la journée à tenir... et c'est long! TRES long! L'homme mange des gaufres à la cannelle au matin, des crêpes l'après-midi et je bataille entre le "il ne te reste que cette journée à tenir" et le "il ne va rien se passer en 24h"...

Le pire? J'ai un vague à l'âme que ce challenge se termine. C'est tout bête mais je discute avec l'homme et je lui dis "et maintenant? je fais quoi?". Ce challenge me motivait mine de rien, me poussait dans des retranchements, des réflexions. J'ai appris énormément de choses en 30 jours.

Je me pèse pour "finaliser"ce challenge (même si je me répète encore et toujours, il ne s'agit pas d'un régime pour perdre du poids!), le verdict tombe: 57,1 kg. Le palier que je voulais atteindre depuis des mois. 3,400 kg en moins. L'équivalent d'un gros bébé.

Je termine ce challenge avec un butternut farci au four et je rêve de ce que je mangerai demain pour non pas me féliciter (eh oui, la nourriture ne représente plus une récompense pour moi), mais simplement me faire un petit plaisir...

Ca y est, je l'ai fait!

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Vingt-et-unième jour

Vendredi, c'est la fin de semaine! Je résiste tant bien que mal à cette envie folle de me rouler en boule sous ma couette et je pars travailler.

Aujourd'hui, je fais simple: omelette le matin, amandes à 10h et avocat-thon à midi.

Je mange sans faim! Je remarque que cela fait un moment que je n'ai plus été voir les "étapes" sur le site. Le 21e jour est décrit comme long, très long. Il en découle même une perte d'appétit. Et c'est vrai. Je mange, je ne profite pas.

Le repas n'est plus une partie de plaisir mais plutôt quelque chose de vital, de simple. Je dois admettre que cela m'arrange, moi qui pense un peu beaucoup trop à la nourriture en temps normal!

Vingt-deuxième jour

Attention: challenge! Aujourd'hui, c'est soirée restaurant entre amis! Par chance, il s'agit d'une sorte de buffet à volonté. Je me renseigne un peu à l'avance pour voir s'il est possible de garder mon régime avec ce qu'ils proposent... et c'est le cas!

Petit plus: je me pèse pour clôturer cette 3e semaine: 57,9 kg! Soit une perte de 2,6 kg! Je l'admets, je n'y croyais pas avec mon rhume, ma ragnagna etc.

Le soir, j'appréhende un peu, je regarde vite fait tout ce qu'il y a et ouf, je sais m'en sortir.

Je me régale de sashimis au saumon/thon rouge avec des œufs durs, de poêlées de champignons, courgettes, de bœuf au grill et en dessert: fruits frais! Je mange à ma faim et moi qui étais tentée par tout en rentrant dans ce restaurant, je me retrouve vite calée en réalité.

En temps normal, c'est le genre d'endroit où je "rentabilise" en me gavant. Je mange de tout, du n'importe quoi et souvent plus que la moyenne. Ici, il y a cette envie et en même temps, je suis beaucoup plus à l'écoute de mon corps et là, je n'en ai absolument pas besoin.

Nos amis restent réellement corrects aussi. Par contre, je vois qu'autour de nous, les gens deviennent "fous" avec toute cette nourriture! Ils se gavent, transpirent, font des allers-retours sans fin... Finalement, ils me dégouttent et je me rends compte que je fonctionnais comme eux avant. Grosse prise de conscience, je suis bien contente de mon choix!

Une discussion s'en suit dans la voiture en rentrant et je me rends compte avec l'Homme que nos vies sont tout de même remplies d'excès dont je n'ai plus envie. Ce minimalisme alimentaire se répercute également sur ma vie.

Vingt-troisième jour

Je n'ai absolument pas faim. Mine de rien, le restaurant d'hier m'a quand même bien calée. J'écoute mon corps, et je ne mange que quelques fruits secs le matin avec mon café. Aucune chute de tension, aucune tête qui tourne.

Pour moi qui dois bien avoir la tête qui tourne une à deux fois par semaine dès que je mange moins, je n'en reviens pas que mon corps arrivent à aussi bien s'équilibrer.

Mon papa vient passer l'après-midi à la maison.

Je ne lui ai pas encore parlé de ce challenge et il écarquille légèrement les yeux en me voyant manger deux oeufs durs et un steak haché pendant qu'il se régale avec des oeufs à la coque, du pain, du fromage.

Je dois admettre que le pain et le fromage me manquent légèrement... Mais quand je le vois attaquer la glace devant moi, cela me passe totalement au-dessus de la tête. L'accroc au chocolat que j'étais ne s'est même pas retournée sur cette Ben&Jerry's chocolat-caramel. Il n'y a pas photo... je suis fière de moi.

Vingt-quatrième jour

J'ai passé une nuit horrible à cause de la crèche et Lily qui nous ramène 45 000 microbes à la maison, que je me chope bien évidemment! Je suis réellement épuisée. Pourtant, je n'ai toujours pas faim. Je me force le matin à grignoter quelques dattes et fruits secs et me prends un thé chaud à la gare du boulot.

Du thon et un avocat à midi, un peu de raisins à 16h et... c'est tout.

Promis, je ne fais pas de régime, ne me force pas à manger si peu ou que sais-je. Mais la nourriture ne me tente absolument pas. Jamais je n'aurais cru me "détacher" de mes heures de repas auxquelles je tiens comme pour rythmer ma journée en temps normal!

Le soir, je nous prépare simplement des oeufs à la coque. Sans pain sans rien pour moi. Et cela me convient étonnement.

Vingt-cinquième jour

Journée de télétravail, journée de ménage, journée de cuisine, journée de tout!

Je n'ai toujours pas faim. Moi qui pensais que ce serait une passade de 2 jours eh bien non, cette idée reste. Je mange quelques noix de cajou dans la voiture à 9h en revenant de chez la gardienne et cela me suffit.

Toujours aucune migraine, tête qui tourne ou que sais-je. J'ai l'impression de digérer depuis plus de 48h ce restaurant où j'ai mangé un peu plus que d'habitude. Je suis surtout étonnée que mon corps tienne avec si peu de carburant.

L'après-midi, une amie passe à la maison et je bois du jus d'orange en grignotant quelques dattes. Gros excès de sucre donc. Je remarque que là, j'ai un coup de déprime fou 1h après. Je suis fatiguée, fade, de mauvaise humeur... Mais surtout: angoissée et stressée. Est-ce que mes angoisses seraient donc liées au sucre?

Le soir, je nous prépare quand même un repas-plaisir histoire de me redonner du goût à la nourriture. Un Steak-Frites (pommes de terre au four) et compote de pomme-mangue. Le type de repas que j'adore. Je mange correctement, cela me goûte mais non, je n'ai définitivement plus cette envie de me jeter sur mon assiette. C'est un moment agréable mais qui ne règle plus ma journée.



Je vous rassure, je ne vous raconte pas toute ma vie non plus mais ici, j'avais envie de vous expliquer tous ces changements sur mon Instagram, ma vision des choses, la vie en général...



Partenariat

Tout d'abord, j'ai dit au revoir à tous mes partenaires de blog. Cela peut paraître bizarre mais même s'ils sont géniaux, cela devenait un poids dans mon agenda. Boucler des tours au magasin, faire des photos quand ma fille le veut bien, savoir que je n'ai pas le matériel adéquat pour faire de top photo et tenter de faire de mon mieux, côtoyer des gens que je ne connais pas (timide comme je suis, c'est challenge) pour finalement... ne savoir me rendre à aucun évent par manque de temps.

Pour celles et ceux qui me diront que le temps se trouve, c'est vrai. À condition de vouloir le trouver. Pour ma part, à choisir entre un restaurant entre amis ou un évent de blogueuses, mon choix a toujours été tout fait.

Amitiés et relations

En parlant d'amitiés, le travail avec ma psy porte ses fruits à ce niveau-là. Énormément. Je me rends compte que j'avais posé une belle barrière  pour me protéger et qu'ainsi, je côtoyais beaucoup de monde mais d'une part sans m'impliquer réellement (si l'on ne sait rien de moi, on ne sait pas me faire souffrir) et d'autre part en gardant une grande partie de ma vie "cachée".

Par "cachée", je veux dire que j'ai toujours dit que j'avais beaucoup d'amis mais étonnement, ils ne se connaissent pas entre eux, ils ne savent pas quand je les vois les uns les autres, etc. Le hic? Quand on disait qu'on était fatigué, qu'on était déjà occupé ou qu'on ne saurait pas venir, on nous le reprochait très vite puisque chacun pensant être un peu seul dans notre vie.

La vérité? Histoire de quantifier, j'ai listé les personnes avec qui je voulais m'investir un petit peu plus et réellement garder près de moi... je suis à 35 personnes de tout horizon. Je ne compte pas ma dizaine de collègues et les 30 autres que j'ai décidé de mettre un peu sur le côté. Eh oui, dans la vie de tous les jours, je côtoie entre 50 et 70 personnes (sans compter la partie de l'Homme). Et pourtant, en n'affichant rien, beaucoup pensent que l'on est seul avec Lily. 

C'est ainsi que pour de petites choses simples comme l'anniversaire du cousin de Lily, cette date a été fixée un dimanche, on s'est retrouvé à annuler un évent Tape à l'Oeil et nos 5 ans. Voilà notre quotidien assez frustrant. Savoir que l'on passe presque plus de temps à annuler qu'à organiser. 

C'était (et c'est) quelque chose qui me pèse énormément. Cette sensation de décevoir, d'abandonner, de ne pas pouvoir répondre présente. Et pourtant mon dieu, si je pouvais me multiplier je le ferais parce que les gens me manquent!

Je ne me plains pas, loin de là. Je dis toujours qu'il y a des gens qui se suicident par solitude. Ici, c'est quelque chose que l'on ne connaît pas. Et je sais également que cela peut paraître tellement peu par rapport à des personnes qui jonglent avec presque 150 amis. Je ne suis pas dans la comparaison mais dans le manque de temps pour voir les gens que j'aime.

Ma famille, mon couple

À côté de cela, je veux garder une place pour mon couple, ma fille, notre famille. Et pour l'instant, nous nous concentrons sur l'achat de notre maison. Cela peut paraître simple mais demande beaucoup de paperasses, de rdv, de tri, de caisses, d'organisation. Je pense qu'une fois sur place, nous pourrons tous les 2 souffler un peu plus. Bien qu'à force d'annuler nos amis, nous avons déjà une liste longue comme pas permis de gens "qui viendront nous faire coucou quand on aura déménagé".

Mon boulot

Et prendre du temps pour moi dans ce joyeux bordel est assez difficile. À savoir également que mon travail n'est pas simple. Comme pour les amitiés je n'en parle pas alors on s'imagine que je fais des photocopies.

La vérité? Je contrôle et vérifie l'organisation de près de 150 écoles secondaires en Belgique. Et tout cela sans chef depuis hier!

Il y a donc le stress du boulot, accompagné du stress de l'organisation, accompagné de la fatigue d'annuler des rdvs et me voilà avec le trio parfait pour être à cran assez souvent.

D'ailleurs, j'ai finalement décidé de me fixer 2 ans pour soit augmenter mon salaire (évolution de carrière/promotion) soit chercher ailleurs. Lily rentrera à la maternelle, nous aurons des factures fixes avec la maison, nous aurons su remettre un peu d'argent de côté. Je pourrai penser à évoluer.

Et moi

J'ai discuté avec une amie venue à la maison mardi sur le fait que l'on vivait dans un pays qui ne "fait" rien.

Je m'explique... cela me trotte en tête depuis un bon moment et je dois admettre que maintenant que je le vois, je ne vois presque que ça. 

On est ici dans un pays du "être". Être beau, être instagrammeuse, être bien entourée, être people, être sympa et sportive, être riche. Mais si on tente de faire qqch, les remarques fusent à foison. 

Coloriage, bricolage, cuisine, activités diverses, véritable planning de run,... Ca n'intéresse personne et ça me bouffe. J'ai joué dans ce jeu également mais je me rends compte que je ne faisais plus rien. Je ne créais rien. Je ne me lançais véritablement dans rien. Je veux changer cela. Maintenant que je le vois, cela m'énerve.

Les comptes Instagram de filles belles qui en soit ne font rien de spécial a part sortir, répondre à des mails et... être belles, je sature. J'admire ces personnes qui réalisent qqch véritablement et souvent, on les snobe. D'où mes coups de gueule à répétition. Je le sais ne vous en faites pas, je dois avoir l'air aigrie mais je suis dans la phase où je n'arrive pas à passer au dessus et en même temps à m'en détacher.

Je remarque que c'est la même chose dans la vie de tous les jours. Je côtoie quantité de personnes que, si je devais décrire par une passion ou une activité, il me serait impossible de le faire. 

J'ai donc cette envie de créer d'apprendre, de développer qqch et étonnement, les idées fusent.

Minimalisme

Pour couronner le tout, tout ce consumérisme me pèse énormément. Cela ne me convient plus. Posséder pour posséder. Acheter de beaux jouets à ma fille pour compenser un peu d'absence. Je ne veux plus de tout cela. Ça ne me rend pas heureuse.

Alors je profite de ce déménagement pour jeter, trier, donner et à chaque sac poubelle qui sort de la maison, je me sens plus légère.

Au final

Je dis à tout le monde que je pense devenir une vieille conne qui rêve de son potager avec ses poules. Mais aussi de dimanche avec des amis proches. De soirées en famille près du feu. Même sans rien montrer et ne pas donner l'impression d'une belle vie. Petit à petit ma définition de la vie change et s'apaise. 

À cœur ouvert

by on octobre 05, 2017
Je vous rassure, je ne vous raconte pas toute ma vie non plus mais ici, j'avais envie de vous expliquer tous ces changements sur mon ...

Seizième jour

Le fait de savoir que j'ai perdu du poids m'a reboosté mais je comprends mieux pourquoi on déconseille de se peser pendant ce challenge...

En effet, il n'y a pas de limite de quantité et me voilà à faire attention à ce que je mange pour booster ma perte de poids alors qu'à la base, ce challenge me tentait surtout pour son côté "sain" et je ne m'étais pas attendue à une grand chose niveau poids.
Me voilà donc à batailler pour savoir si je mange à ma faim ou dans ce but de perte de poids. Mon dieu, quand est-ce que ce côté psychologique va s'arrêter? Un véritable combat. Avec mon rhume en plus et mon frigo vide, je grignote des amandes, je ne mange pas à ma faim, je tourne en rond. 

À côté de ça, j'ai l'impression d'avoir l'esprit étonnement clair. Je réfléchis beaucoup à ce que je fais dans la vie de manière générale et me rends compte que ce poids en moins ne me rend pas particulièrement plus heureuse. C'est fou pour moi qui fais régime depuis des années. 

Je décide de ne plus me peser après la fin de ce challenge. Je compte le faire pendant mes 30 jours pour pouvoir quantifier les résultats. Mais après, je range cette balance au placard! Elle a beaucoup trop d'effet sur moi!
Dix-septième jour

Journée de télétravail, journée de gros gros rhume. Ma pharyngite a empiré, je ne sais plus parler. Je n'ai pas envie de craquer mais je regarde sur Internet comment réagir quand on est malade pendant un Whole30: pour faire simple, ils conseillent d'arrêter. En effet, la maladie perturbe totalement l'équilibre qui était en train de se mettre en place donc les effets sont plus qu'amoindris. Je déprime vraiment là. Moi qui trouvais un rythme, qui voyais des résultats, me voilà tremblante, fatiguée, incapable de faire mon sport...

Je décide tout de même de continuer même si je risque de reprendre le poids perdu. Tant pis. Là, j'ai réellement envie de nourriture-confort. Banane au matin avec un jus d'orange (prout pour cette histoire de jus d'orange même si oui, c'est un bon shout de sucre que je me fais au matin là du coup), purée de pommes de terre et haché/tomates le soir. Je mange plus que de raison, je m'en veux et j'appréhende de retomber dans un mauvais système.

Dix-huitième jour

Retour au boulot, je suis à deux doigts de mourir. Banane au matin, le restant du purée/haché d'hier en lunchbox et je m'enfile presque 150g de noix de cajou que je grignote. Qu'est-ce qui m'arrive? Pourtant je tiens ce régime! J'ai l'impression que de m'être pesée a tout déboussolé en réalité. Je repense à mon poids, mon corps et non plus à ma santé, qui elle est totalement partie en cacahuète.

Mon dieu, cette balance c'est le mal en fait!

Je ne veux plus me peser. Je veux même (si possible) détacher mon regard de mon corps et reprendre un oeil bienveillant sur ma personne. Presque 10 jours de souffrance physique pour enchainer presque 10 jours de souffrance psychologique alors que tout cela est sensé m'apporter du positif.

Tut tut tut.  C'est fini. Je reste persuadée qu'on sait changer notre point de vue en le décidant, et là, je le décide!

Dix-neuvième jour

 Un jour de congé! Parfait! Je me repose et je pars me faire plaisir avec Lily en faisant quelques magasins! 

La bonne humeur est là, je trouve plein de jolies choses, je discute avec 2-3 copines, Lily me fait une jolie sieste et je me fais une Top assiette avocat-thon-œuf. Je vais le tenir ce challenge!
J'accompagne l'homme faire 2-3 trucs ensuite et là, changement d'humeur total! J'ai des sueurs froides, tout m'énerve, je suis hyper négative... me voilà avec mes ragnagnas. C'est pas vrai! Encore qqch à devoir gérer!!!

Je me fais un steak haché, quelques légumes et je me répète que je vais y arriver! Je VEUX y arriver! 

Vingtième jour 

20 jours que je tiens le coup! Avec ses hauts, ses bas. J'en tire une petite fierté. D'habitude j'aurais deja laissé tomber depuis longtemps! 

Mes repas sont vite faits et vite pris, je choisis de plus en plus vite mes aliments, je suis moins tentée dans les magasins, ma peau est plus belle, mes cheveux moins gras et je me trouve beaucoup moins négative, plus posée (malgré ce que vous lisez, le reste de ma vie se passe  vraiment bien en fait). 

Je suis en télétravail, j'enchaîne gardienne-boulot-ménage. D'habitude, je stress pour le boulot que je suis en train de faire à l'heure actuelle. Chaque année c'est la même histoire parce que la moindre erreur porte à conséquence. Là, je suis plus relax. Mon ménage est vite fait et j'ai même énormément de patience avec Lily le soir. Je pense que tout est lié au fait que je ne me fais plus de "shoot" de sucre avec un effet yoyo.

Un steak haché, une poêlée d'aubergines-pommes de terre-oignon que je mange avec Lily (un des plus gros avantages puisqu'elle mange désormais ce qu'on mange) et je peux commencer le décompte des 10 derniers jours dès demain!


Ayant énormément entendu parler de ce livre,
j'avais envie de voir par moi-même ce qu'il donnait.

Beaucoup d'avis positifs avec le fait que c'était un très bon livre de développement personnel et d'autres  négatifs en disant qu'il s'agissait de psychologie bateau... il fallait que je me fasse mon propre avis.

À vrai dire, mon avis se situe entre les deux!


Résumé:

Camille, trente-huit ans et quart, a tout, semble-t-il, pour être heureuse. Alors pourquoi a-t-elle l'impression que le bonheur lui a glissé entre les doigts? Tout ce qu'elle veut, c'est retrouver le chemin de la joie et de l'épanouissement. Quand Claude, routinologue, lui propose un accompagnement original pour l'y aider, elle n'hésite pas longtemps: elle fonce. A travers des expériences étonnantes, créatives et riches de sens, elle va, pas à pas, transformer sa vie et repartir à la conquête de ses rêves...

Points positifs 

Je trouve que ce livre est réellement accessible à tout le monde pour un livre de développement personnel. Les mots sont simples, mis en situation pour mieux les comprendre et le livre suffisamment léger que pour ne pas le lâcher. Pour avoir déjà lu des livres de développement personnel aux termes psychologiques incompréhensibles, c'est un gros plus.

En plus d'être simple, il est applicable au quotidien. Les conseils ne sont pas excessifs et peuvent donc être mis en place si l'on désire faire de petits changements dans sa vie. Trier, lister ce que l'on ne veut plus dans sa vie, écrire ses qualités, s'imaginer avec un travail d'une grande importance pour se motiver, toutes ces choses sont réalisables.


Ayant suivi une thérapie comportementaliste, je sais que les conseils donnés émanent d'un véritable fonctionnement psychologique à part entière à savoir: on ne cherche pas le pourquoi du comment on en est arrivé là mais on agit plutôt directement. Il ne s'agit vraiment pas de conseils "bateau" mais d'une véritable démarche qui a fait ses preuves.

Le petit plus: le côté attachant du personnage qui se retrouve dans une situation assez commune avec un caractère "normal" et perdu comme beaucoup d'entre nous. On ne lit pas la vie d'une star de cinéma mais bien d'une maman de 40 ans un peu fatiguée. 

Points négatifs        

Et surtout LE point négatif... 

Au fil de la lecture, les "caps" à passer du personnage sont de plus en plus importants et difficiles je trouve. 

On passe ainsi d'une liste de qualités à un contact à renouer avec son père. Pourtant, tout est décrit comme si c'était d'une facilité déconcertante avec un taux de réussite de 1000% puisque pour résumer: elle réussit presque tout haut la main sans heurt. Dans la vraie vie, il y a des choses que l'on rate ou qui prennent des années. L'héroïne, si on peut l'appeler ainsi, a l'air d'être dans un monde de Bisounours rempli de gens bienveillants qui l'aident. 

Si quelqu'un a envie de se fixer un parcours semblable, elle risque de tomber de haut.

Exemple 1: le collègue méchant qui, lorsqu'elle prend son courage à deux mains et va lui parler, s'avère être adorable et une nouvelle amitié commence...
Je peux vous dire que j'ai aussi des collègues méchants et si je devais essayer de manger avec eux, j'aurais juste droit à une deuxième salve de méchanceté.

Exemple 2: elle s'imagine dans la peau d'Isabelle Huppert pour avoir confiance en elle, prend la même démarche et relève la tête. 10 min plus tard, 4 hommes se sont retournés sur elle dont un qui lui a donné sa carte... le changement est un peu trop rapide à mon goût.

Le summum pour moi se situe à la fin du livre où elle décide de quitter son boulot pour ouvrir sa propre entreprise. Idée magnifique qui doit trotter dans la tête de beaucoup de gens. 

Mais quand elle pleure après 3 refus de banque, que la 4e est d'accord, qu'elle trouve des employées et partenaires adorables et que Jean-Paul Gauthier débarque dans son magasin... on quitte la réalité pour raconter un joli conte de fée des temps modernes.

Je trouve ce côté très dommage et presque déprimant puisqu'au début, on se colle au personnage en se disant qu'on pourrait changer nous aussi avant de petit à petit se dire "Oui non ça, ça ne m'arriverait jamais" et se détacher.

Pour conclure

C'est une lecture que je conseille pour son côté rassurant, doux, tendre et facile. Il s'agit bien là d'une boule de positivisme qui permet de s'endormir le soir le coeur léger. Mais à choisir, je ne conseillerais que la première moitié du lire avant que cela ne parte en pays imaginaire.


Onzième jour

Catastrophe. Un mot unique pour résumer cette journée. Je me lève le matin fatiguée, j'ai des crampes à l'estomac, des frissons et mon dieu, là, oui, j'ai envie de craquer pour un bon pumpkin spice latte ou que sais-je!

Je sais qu'on est dans la partie psychologique du challenge maintenant. Il faut que j'arrive à défaire ce lien entre nourriture et confort. Je mange pour me rassurer et là j'en ai besoin.

Je regarde également sur le site et vois qu'il est possible d'avoir quelques jours de "troubles intestinaux" puisque les bactéries présentent dans notre corps se retrouvent à devoir gérer totalement d'autres aliments. AHAH! La bonne blague! J'admets que là, ça devient long de cumuler autant de désagréments et en même temps, je me dis que ce sucre devait vraiment faire des ravages sur mon corps!

Je tiens le coup avec ma lunchbox (2 pilons de poulet, patate douce, épinards) et le reste de mon ragoût au soir. Je mange sans envie et je vais directement dormir (je me doute que là, ce challenge ne vous tente absolument pas! Moi non plus à vrai dire!).

Douzième jour

Je m'attendais à une Xième bêtise de mon corps et pourtant, là, rien. J'emporte mes lunchbox, amandes, olives, framboises et je me rends compte que petit à petit, je sais vers quels aliments me diriger, lesquels prendre et je ne chipote pas.

Une journée où je vois mes collègues grignoter, manger des sucreries et du chocolat. Soit. Un peu plus de café pour moi et l'affaire est faite. Cependant, je remarque que de ne pas aller manger avec eux me met un peu à l'écart mais à côté de ça, je vois la quantité de sucre/crasse/biscuits qu'ils mangent en une journée... Je faisais pareil!? Je mords sur ma chique, je sais pourquoi je le fais.

Treizième jour

Journée de télétravail: ouf. Je vais pouvoir un peu souffler, me reposer et ne pas être "trop tentée". 

Juste une séance de psy qui me bouleverse et je me retrouve au magasin bio à acheter du cacao 100%, une barre de fruits secs paléo et un jus d'orange.


De la nourriture chouchou, encore. Même si tout est autorisé, je me jette sur du plaisir. Je culpabilise un peu et d'autant plus quand je découvre qu'en réalité le jus d'orange n'est pas autorisé dans ce régime Whole30. Une partie de moi me dit que ce n'est que de l'orange 100%, l'autre partie commence à se dire que là, j'ai mer**. Normalement lorsque l'on fait un écart, il faut tout recommencer

J'en parle à l'homme qui me rassure, me dit que je fais déjà un bel effort et que rien ne m'empêchera d'en refaire un plus tard sans aucun écart si j'en ai envie. Je réfléchis beaucoup et me raisonne. C'est vrai que si je lâche maintenant, je ne recommencerai pas ces 30 jours.

Quatorzième jour

Ok, c'est bon, je suis bien bien bien malade. Direction le médecin, je n'arrive à avaler que quelques amandes.

Pharyngite +++, des baisses et des hausses de tension, impossible de manger quelque chose correctement... moi qui arrivais à trouver un rythme... je sature. Je l'avoue, ce jour-là j'ai pleuré. J'ai l'impression de me plaindre non stop depuis 15 jours.

Beaucoup de stress au boulot, cette séance de psy qui marque le début d'un nouveau cycle, ce challenge qui n'en finit pas et maintenant ça. Je respire un bon coup et prends un thé. L'homme me rassure (encore) et je me rends compte que d'habitude, dans ce type de situation, je ne pleure pas, je mange. Glace, chocolat chaud, pizza, verre de vin. Tout me passe par la tête et je suis entre la fierté de ne pas craquer et la tristesse de voir le mode de fonctionnement que j'avais.

Jamais je n'aurais cru que la partie psychologique serait la plus difficile.

Quinzième jour 

Je me re pèse sans regarder le chiffre et demande à l'homme de regarder à ma place.

Il me dit que j'ai perdu du poids par rapport à la première fois où je lui ai demandé de faire la même chose. 

On passe notre début de journée tranquillement et je n'en peux plus de pas savoir. Physiquement, ça va malgré ma pharyngite mais mentalement, la torture. Fou à quel point je peux être dépendante de cette nourriture et ce poids.

Et là, je craque. J'interroge l'homme. Il me dit que j'ai perdu plus de 2 kg. J’écarquille les yeux. Quoi??? En 15 jours? Je lui demande du coup le poids exact. 58,2! En ayant commencé à 60,5, j'ai perdu 2,300 kg! Mon dieu, tout ça vaut donc la peine. Je n'étais pas partie avec une réelle envie de perte de poids, c'était un petit plus. Mais de savoir que mon poids de forme tourne aux alentours de 54, c'est que mon corps retrouve petit à petit ses repères!

Il n'y a pas photo, je suis reboostée! 

Je prépare du potiron rôti délicieux et c'est bon, je suis repartie pour les 15 jours suivants!

Je casse toute cette série d'articles sur mon Whole 30 avec un article un peu personnel pour vous donner  mon avis sur: les gens parfaits.

Je ne les aime pas.

Eh oui, ce n'est absolument pas de la jalousie ou de l'envie.
 Non, je ne les aime profondément pas, pour plusieurs raisons.

Je tiens tout de même à préciser que cet article est écrit sans haine et sans viser qui que ce soit en particulier. Il ne s'agit ici que de mon avis sur ce type de personne.

La perfection n'existe pas

Tout d'abord, je déteste les personnes parfaites qui font croire que oui, ils ont de petits défauts comme tout le monde. La preuve? Elles ne se démaquillent pas tous les soirs... AHAH! Bon, on commence les choses sérieuses. A ces personnes-là, j'ai envie de dire: regarde-toi en face et sois honnête. Tu es maniaque? Tu es stressée? Tu es hyper casse-couille en privé? C'est quoi le couac?

Sérieusement, la perfection n'existe pas. C'est joli, ça fait bien, ça fait envie mais c'est tout. Et c'est comme ça que l'on arrive à mon deuxième point.

Que dire à une personne parfaite?

J'en ai côtoyé, j'en côtoie encore et pour être franche... je n'ai absolument rien à leur dire. Au début si, mais la discussion tourne vite en boucle.
- Comment vas-tu? Ah super! On est parti en week-end en amoureux c'était génial! On est trop heureux!
- Et comment va le petit/la petite? Super! Il/elle est en pleine forme, il/elle sait faire ci, ça,...
- Et le boulot? Rho j'adore mon boulot! Horaires pas toujours faciles mais j'ai des collègues géniaux et j'adore ce que je fais...

Et puis voilà. Ok. On est heureux de le savoir.

Conclusion numéro 1: on n'a rien appris en fait.
Conclusion numéro 2: comment avoir un véritable échange dans une discussion pareille?
Conclusion numéro 3: pourquoi poser une nouvelle question vu qu'on sait que la réponse sera positive et trop géniale!

Là où on pourrait y voir de la jalousie, j'y vois surtout de l'ennui.


La perfection met les gens dans 3 positions possibles

En discutant avec une personne parfaite, il y a trois positions possibles à avoir (bon en réalité, il y en a des centaines mais il y en a 3 qui ressortent très souvent)

La première consiste à vouloir dépasser cette perfection et faire mieux. On se retrouve dans une discussion du style "j'ai mieux que toi", "ah non moi j'ai mieux que toi".
La deuxième se résume à être parfaite aussi et personne ne s'écoute. 
La troisième position est inférieure et on se retrouve avec des "oh waouw t'as trop de chance! et alors? c'était comment?".

Pour résumer, la personne parfaite a droit à des personnes jalouses qui veulent la surpasser, des personnes égoïstes à qui tout est totalement égal ou à des personnes envieuses qui se mettent en position de suiveur.

Je sais, c'est trash mais je n'ai pas toujours ma langue dans ma poche.

La personne parfaite ne regarde finalement qu'elle

Et là, on rentre dans une partie qui me dérange profondément. La personne qui cherche à tout prix à être ou paraître parfaite s'occupe principalement de ce trait de caractère-là.

Beaucoup de choses qui l'entourent lui permettront de savoir où se positionner. Vous venez d'acheter quelque chose qui lui parait parfait? Il le lui faudra. Votre chien/chat/poisson rouge a fait une pirouette, elle regardera si le sien en a fait une aussi. Vous avez eu un peu de chance dans quelque chose? Elle sera contente pour vous (bah oui elle est parfaite) mais se rassurera sur ce que elle, elle a eu comme chance aussi (true story inside). J'ai rarement rencontré de personnes voulant émettre une image de perfection, capables de vraiment regarder l'autre.

Ne prenez jamais le risque de pointer un défaut chez une personne parfaite...

... vous allez tomber dans un laïus sans fin où la personne vous prouvera que non, elle a raison. Ce n'est donc pas un défaut mais une qualité à ses yeux.

Osez émettre un avis négatif quel qu’il soit sur ce type de personne, elle vous sortira le dictionnaire, Wikipédia, Doctissimo et j'en passe pour dire qu'elle a raison de faire comme ça.

Bien évidemment, on revient à ce que j'ai écrit un peu plus haut... aucune discussion n'est possible. Elle est parfaite. Point. Ou alors en lui tenant réellement tête. Et là où elle verra "une discussion intéressante", on aura l'impression d'avoir bataillé avec un mur pour rien puisque de toute façon, cela restera "notre point de vue".

Alors de base, je les évite. Comme mis plus haut, non pas par jalousie ou méchanceté, mais plutôt parce que cotoyer une personne parfaite n'apporte finalement pas grand grand chose. Sauf dans un seul cas: où on prend cette personne comme référence pour réaliser quelque chose... mais là, vous risquez vite de passer dans la phase "envieuse/fan".