Lily et notre mode de vie Slow Life

/ février 22, 2018
Oulala voilà quelques mois que je n’avais pas pris le temps d’écrire!

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de notre façon de vivre un peu Slow Life avec Lily.


Pour la stressée que je suis, je lâche du lest au fil des jours avec ma fille. Je lui fais confiance, je crois en elle (cette remarque va plus loin que ce que l’on pourrait penser, je l’expliquerai plus bas) et notre façon de vivre a énormément changé pour plus de sérénité depuis sa présence parmi nous.

Je tiens à préciser avant toute choses que nous avons adapté un rythme de travail bien spécifique
qui n’est pas possible pour tout le monde mais tout le monde peut tendre à un mieux.

De base, nous ne voulions pas l’entrainer dans notre monde d’adultes. Courir à la crèche le matin, lui demander de se taire quand on sort parce que papa et maman veulent s’amuser, lui dire de ne pas bouger quand on va faire les courses parce qu’on n’a pas le temps, la laisser jouer seule parce que papa-maman sont fatigués... on l’a fait 1 mois à ma reprise du boulot et j’ai su directement que ce serait impossible pour moi de vivre comme ça.

Voici donc quelques explications et idées sur notre façon de vivre au quotidien.

Le matin

Les jours de télétravail, Lily va à la crèche et commence à 9h. Les jours de congé de papa, elle reste avec lui ou va à la crèche à 9h. Les jours de week-end se passent avec moi et le papa s’il est présent.

De base, elle se réveille vers 7-8h mais nous ne l’obligeons à rien. Il arrive qu’elle se réveille à 9h si elle fait ses dents et même parfois 10h si Mlle a évité la sieste plusieurs jours et s'écroule de fatigue. La gardienne a laissé tomber l’idée de nous voir arriver à l’heure pile.

On se lève au moindre bruit. Or de question de la laisser pleurer, chouiner, chipoter dans son lit avec le principe « elle n’a qu’à attendre ». Tant que son lit a des barreaux, il est compliqué de savoir si elle a envie d’être là ou si elle est coincée. On descend. Un biberon/un porridge/un petit déjeuner et on remonte dans le lit se réveiller à notre aise. On chipote un peu, on a des livres, des puzzles,... Généralement, on fait une micro activité qui nous demande de vraiment être avec elle pour lui montrer/lui apprendre quelque chose avant d’aller s’habiller et se préparer.

Ensuite, direction la crèche ou notre salon suivant les jours.

Voici comment chaque journée débute chez nous. Aucun stress, aucune obligation, aucun pleurs ni énervement, rien. De vrais moments familiaux qui nous tiennent à cœur et généralement les meilleurs parce que Lily étant en pleine forme. Elle participe vraiment à tout.

Les habits/la préparation

Comme on a cette chance de pouvoir prendre le temps, on la responsabilise au maximum. Elle a cette envie de se débrouiller seule alors on la laisse faire et on lui apprend.

On lui donne sa brosse à dents pendant qu’on se brosse les dents, on lui donne sa brosse à cheveux et on repasse juste un petit coup après elle, on lui ouvre son tiroir à vêtements et elle choisit (et je vous assure qu’elle a déjà des vêtements qu’elle préfère), on lui enlève une manche de son pyjama et elle enlève le reste avant de l’habiller et de lui dire qu’il faut qu’elle mette son bras, sa jambe, son pied dans la chaussette etc. Cela prend du temps mais petit à petit, elle gagne énormément en autonomie. Cela l’amuse, la rend fière et nous avec.

Niveau vêtement, il n’y a rien qui l’empêche de se mouvoir. Généralement c’est robe/collant/baskets ou pieds nus. Pas de jeans, pas de gilets avec des boutons, pas d'écharpes pour faire cool, pas de chemises, rien. Robe ou legging.

La crèche

Lily va à la crèche 3 jours par semaine. Pour celles qui me suivent depuis un moment, vous savez que nous y avons été très progressivement. Elle ne fait ses véritables 3 journées que depuis quelques mois. Au final? Nous n’avons jamais eu aucun pleurs de sa part en partant. Un peu de chouinerie et on s’assit, on reste avec elle, on joue un peu. La gardienne l’accepte totalement avec les parents et parfois on se retrouve entre mamans le cul au sol avec des petits trains à 9h du matin mais il n’y a aucune crise chez elle.

Elle fait 9-16 et de manière variable. Lorsqu’elle nous manque, un sms et on va la chercher plus tôt.

J’ai cette petite fierté que Lily a le statut de « horaire variable pour sociabilisation » auprès des dossiers ONE parce que c’est exactement ce que nous voulions.

Nous pourrions la garder à la maison nous voulions tout de même lui apprendre la vie de groupe. Le choc avec la maternelle du jour au lendemain, en sachant son hypersensibilité (oui c’est une véritable hypersensible) ne me plaisait pas.

Ils sont entre 4 et 7 et donc avec deux gardiennes. Lily joue énormément, partage et apprend petit à petit à se défendre quand il le faut (les vols de doudou... aie aie aie).

L’alimentation

Pour certaines choses nous sommes très laxistes, pour d’autres, pas du tout (et l’homme est pire que moi sur le sujet).

Nous refusons d’intégrer le sucre dans son alimentation quotidienne, nous ne voulons pas que ce soit acquis. En gros: pas de jus de fruits (sauf maison quand on en fait), pas de yaourts sucrés, pas de chocolat, pas de bonbons, pas de biscuits pour 4h, pas de laitage spécial bébé sensé être sans sucre mais rempli de produits aux noms imprononçables.

Ceci dit, nous ne lui interdisons pas un morceau de gâteau quand on sort, un chips chez des amis, un peu de glace quand on se balade.

Pour la petite anecdote, après avoir entendu je ne sais combien de fois qu’on était trop sévère avec elle, on a lâché un peu de lest. Au final? Elle a mangé du gâteau chez sa Mamy, le lendemain des biscuits pur beurre chez la gardienne, le surlendemain, on lui donnait nous un petit morceau de gaufre, le sur-surlendemain, elle grignotait des chips avec nos amis. Ça m’a rendu malade. Un assemblage de « c’est rien, juste un petit morceau » et la voilà à grignoter chaque jour!

Les jeux

Il faut savoir qu’on s’occupe beaucoup d’elle. C’est un enfant qui a besoin d’énormément d’attentions et de contacts humains. Il est très rare de la voir s’occuper seule, de partir loin de nous ou autre. C’est dans sa nature. Donnez-lui quelque chose, elle ne partira pas le regarder, elle vous le rendra pour jouer à se passer cet objet.

Elle a de nombreux jouets mais rien qui traîne. Ses tut tut copains, elle joue réellement avec, tout comme sa piscine à balle, ses puzzles et ses cubes. On change, on chipote, on modifie les jeux.

Il n’est pas rare que l’on se retrouve assis par terre avec elle.

Comme pour tout le reste, on vit en mode SlowLife. Exit les gsm, la tv, les tablettes etc. On joue. Vraiment. Donc pas en lui passant quelque chose toutes les 10 min. Au final, on retrouve vite notre âme d’enfant et elle, elle adore.

Pour ce qui est de l’organisation, je garde toujours en tête quelque chose à faire si elle s’ennuie vraiment et quelque chose si elle n’est pas d’humeur. Par exemple, je sais déjà que ce week-end, ce sera peinture maison si elle s’ennuie et balade/bibliothèque si elle n’est pas d’humeur.

Ah oui, j’oubliais aussi de préciser que l’on favorise au maximum le fait d’être dehors. Pas en train de faire les courses, pas chez des amis mais bien dehors dehors. Au parc, dans les bois, dans le jardin.
Que ce soit en poussette ou à pied, on se fixe un min d’1h par jour dehors pendant les week-ends. Pendant les jours de crèche, la gardienne les emmène dans un petit chariot se balader ou joue avec dans son jardin. Les autres jours, un peu de repos au chaud.

Le psychologique

On lui fait confiance. C’est à dire que quand elle pleure, on cherche la raison au lieu de lui dire de se taire. On croit dans le fait qu’il se passe qqch. On lui fait également confiance quand elle veut descendre les escaliers, quand elle n’est pas d’humeur et que qqch doit la déranger,... on pense sincèrement qu’elle n’agit pas pour nous embêter mais qu’il y a bien qqch derrière qui n’est pas méchant.

Depuis quelques temps, Mlle se tente aux colères. Comme pour tout, on lui fait confiance. Elle le vit, elle le ressent et elle en a le droit. Cela ne signifie pas qu’on laisse tout faire. Loin de là. On est même plutôt du style assez sévère. Je ne supporte pas les enfants qui se servent dans les apéros, ceux qui tapent leurs couverts, qui se jettent par terre et j’en passe. Mais j’admets la frustration que cela crée.

On ne crie jamais. On hausse le ton pour montrer notre mécontentement ou on fait notre « air fâché ». Les "ordres" sont clairs, précis et reprennent toujours les mêmes mots simples comme "non", "pas en bouche" ou "doucement".

On part du principe qu'il faut qu'elle découvre, qu'elle apprenne et surtout qu'elle en est capable. Tout lui a toujours été ouvert. Tout en restant dans une certaine logique de sécurité, nous n'avons jamais acheté de cache-prise par exemple parce que ce serait impossible d'en emporter à chaque fois qu'on sort, alors on lui a expliqué que non, elle ne peut pas y toucher. Point. Cela peut la frustrer, mais c'est dangereux, elle peut se faire mal. On lui explique et on reste ferme.

A côté de cela, nous l'intégrons au maximum à nos tâches quotidiennes et elle adore cela. Comme pour le reste, on tente la responsabilisation et le fait qu'elle est capable de faire beaucoup de choses. Elle cuisine avec nous (elle adore touiller dans les casseroles et goûter à tout), elle sort les vêtements de la machine (un véritable jeu pour elle), elle scratche ses chaussures quand on sort,... Tout cela sans aucune obligation. On teste, on voit et on s'adapte.

Pour tout le reste, nous vivons toutes les émotions, toutes les tristesses (exagérées parfois ou non) et nous jouons beaucoup sur la confiance et le fait d'être rassurée, de savoir que papa-maman sont là et que ce n'est pas grave.

Voilà voilà un petit peu notre manière de fonctionner. 
Rien de bien exceptionnel peut-être mais dans un monde de performance, nous avons décidé de ne pas jouer à ce jeu.

Lily était à peine née qu'elle devait déjà rentrer dans des critères "ne pas trop pleurer", "faire des câlins", "être bien habillée" et j'en passe. Je suis contre. Elle doit être elle en premier. Nous sommes persuadés que c'est une bonne personne, une belle âme et nous nous rappelons chaque jour qu'elle peut nous étonner.

Nous avons décidé de vivre de manière plus douce, plus confiante où nous sommes sûrs qu'elle fera de jolies choses.

Oulala voilà quelques mois que je n’avais pas pris le temps d’écrire!

Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler de notre façon de vivre un peu Slow Life avec Lily.


Pour la stressée que je suis, je lâche du lest au fil des jours avec ma fille. Je lui fais confiance, je crois en elle (cette remarque va plus loin que ce que l’on pourrait penser, je l’expliquerai plus bas) et notre façon de vivre a énormément changé pour plus de sérénité depuis sa présence parmi nous.

Je tiens à préciser avant toute choses que nous avons adapté un rythme de travail bien spécifique
qui n’est pas possible pour tout le monde mais tout le monde peut tendre à un mieux.

De base, nous ne voulions pas l’entrainer dans notre monde d’adultes. Courir à la crèche le matin, lui demander de se taire quand on sort parce que papa et maman veulent s’amuser, lui dire de ne pas bouger quand on va faire les courses parce qu’on n’a pas le temps, la laisser jouer seule parce que papa-maman sont fatigués... on l’a fait 1 mois à ma reprise du boulot et j’ai su directement que ce serait impossible pour moi de vivre comme ça.

Voici donc quelques explications et idées sur notre façon de vivre au quotidien.

Le matin

Les jours de télétravail, Lily va à la crèche et commence à 9h. Les jours de congé de papa, elle reste avec lui ou va à la crèche à 9h. Les jours de week-end se passent avec moi et le papa s’il est présent.

De base, elle se réveille vers 7-8h mais nous ne l’obligeons à rien. Il arrive qu’elle se réveille à 9h si elle fait ses dents et même parfois 10h si Mlle a évité la sieste plusieurs jours et s'écroule de fatigue. La gardienne a laissé tomber l’idée de nous voir arriver à l’heure pile.

On se lève au moindre bruit. Or de question de la laisser pleurer, chouiner, chipoter dans son lit avec le principe « elle n’a qu’à attendre ». Tant que son lit a des barreaux, il est compliqué de savoir si elle a envie d’être là ou si elle est coincée. On descend. Un biberon/un porridge/un petit déjeuner et on remonte dans le lit se réveiller à notre aise. On chipote un peu, on a des livres, des puzzles,... Généralement, on fait une micro activité qui nous demande de vraiment être avec elle pour lui montrer/lui apprendre quelque chose avant d’aller s’habiller et se préparer.

Ensuite, direction la crèche ou notre salon suivant les jours.

Voici comment chaque journée débute chez nous. Aucun stress, aucune obligation, aucun pleurs ni énervement, rien. De vrais moments familiaux qui nous tiennent à cœur et généralement les meilleurs parce que Lily étant en pleine forme. Elle participe vraiment à tout.

Les habits/la préparation

Comme on a cette chance de pouvoir prendre le temps, on la responsabilise au maximum. Elle a cette envie de se débrouiller seule alors on la laisse faire et on lui apprend.

On lui donne sa brosse à dents pendant qu’on se brosse les dents, on lui donne sa brosse à cheveux et on repasse juste un petit coup après elle, on lui ouvre son tiroir à vêtements et elle choisit (et je vous assure qu’elle a déjà des vêtements qu’elle préfère), on lui enlève une manche de son pyjama et elle enlève le reste avant de l’habiller et de lui dire qu’il faut qu’elle mette son bras, sa jambe, son pied dans la chaussette etc. Cela prend du temps mais petit à petit, elle gagne énormément en autonomie. Cela l’amuse, la rend fière et nous avec.

Niveau vêtement, il n’y a rien qui l’empêche de se mouvoir. Généralement c’est robe/collant/baskets ou pieds nus. Pas de jeans, pas de gilets avec des boutons, pas d'écharpes pour faire cool, pas de chemises, rien. Robe ou legging.

La crèche

Lily va à la crèche 3 jours par semaine. Pour celles qui me suivent depuis un moment, vous savez que nous y avons été très progressivement. Elle ne fait ses véritables 3 journées que depuis quelques mois. Au final? Nous n’avons jamais eu aucun pleurs de sa part en partant. Un peu de chouinerie et on s’assit, on reste avec elle, on joue un peu. La gardienne l’accepte totalement avec les parents et parfois on se retrouve entre mamans le cul au sol avec des petits trains à 9h du matin mais il n’y a aucune crise chez elle.

Elle fait 9-16 et de manière variable. Lorsqu’elle nous manque, un sms et on va la chercher plus tôt.

J’ai cette petite fierté que Lily a le statut de « horaire variable pour sociabilisation » auprès des dossiers ONE parce que c’est exactement ce que nous voulions.

Nous pourrions la garder à la maison nous voulions tout de même lui apprendre la vie de groupe. Le choc avec la maternelle du jour au lendemain, en sachant son hypersensibilité (oui c’est une véritable hypersensible) ne me plaisait pas.

Ils sont entre 4 et 7 et donc avec deux gardiennes. Lily joue énormément, partage et apprend petit à petit à se défendre quand il le faut (les vols de doudou... aie aie aie).

L’alimentation

Pour certaines choses nous sommes très laxistes, pour d’autres, pas du tout (et l’homme est pire que moi sur le sujet).

Nous refusons d’intégrer le sucre dans son alimentation quotidienne, nous ne voulons pas que ce soit acquis. En gros: pas de jus de fruits (sauf maison quand on en fait), pas de yaourts sucrés, pas de chocolat, pas de bonbons, pas de biscuits pour 4h, pas de laitage spécial bébé sensé être sans sucre mais rempli de produits aux noms imprononçables.

Ceci dit, nous ne lui interdisons pas un morceau de gâteau quand on sort, un chips chez des amis, un peu de glace quand on se balade.

Pour la petite anecdote, après avoir entendu je ne sais combien de fois qu’on était trop sévère avec elle, on a lâché un peu de lest. Au final? Elle a mangé du gâteau chez sa Mamy, le lendemain des biscuits pur beurre chez la gardienne, le surlendemain, on lui donnait nous un petit morceau de gaufre, le sur-surlendemain, elle grignotait des chips avec nos amis. Ça m’a rendu malade. Un assemblage de « c’est rien, juste un petit morceau » et la voilà à grignoter chaque jour!

Les jeux

Il faut savoir qu’on s’occupe beaucoup d’elle. C’est un enfant qui a besoin d’énormément d’attentions et de contacts humains. Il est très rare de la voir s’occuper seule, de partir loin de nous ou autre. C’est dans sa nature. Donnez-lui quelque chose, elle ne partira pas le regarder, elle vous le rendra pour jouer à se passer cet objet.

Elle a de nombreux jouets mais rien qui traîne. Ses tut tut copains, elle joue réellement avec, tout comme sa piscine à balle, ses puzzles et ses cubes. On change, on chipote, on modifie les jeux.

Il n’est pas rare que l’on se retrouve assis par terre avec elle.

Comme pour tout le reste, on vit en mode SlowLife. Exit les gsm, la tv, les tablettes etc. On joue. Vraiment. Donc pas en lui passant quelque chose toutes les 10 min. Au final, on retrouve vite notre âme d’enfant et elle, elle adore.

Pour ce qui est de l’organisation, je garde toujours en tête quelque chose à faire si elle s’ennuie vraiment et quelque chose si elle n’est pas d’humeur. Par exemple, je sais déjà que ce week-end, ce sera peinture maison si elle s’ennuie et balade/bibliothèque si elle n’est pas d’humeur.

Ah oui, j’oubliais aussi de préciser que l’on favorise au maximum le fait d’être dehors. Pas en train de faire les courses, pas chez des amis mais bien dehors dehors. Au parc, dans les bois, dans le jardin.
Que ce soit en poussette ou à pied, on se fixe un min d’1h par jour dehors pendant les week-ends. Pendant les jours de crèche, la gardienne les emmène dans un petit chariot se balader ou joue avec dans son jardin. Les autres jours, un peu de repos au chaud.

Le psychologique

On lui fait confiance. C’est à dire que quand elle pleure, on cherche la raison au lieu de lui dire de se taire. On croit dans le fait qu’il se passe qqch. On lui fait également confiance quand elle veut descendre les escaliers, quand elle n’est pas d’humeur et que qqch doit la déranger,... on pense sincèrement qu’elle n’agit pas pour nous embêter mais qu’il y a bien qqch derrière qui n’est pas méchant.

Depuis quelques temps, Mlle se tente aux colères. Comme pour tout, on lui fait confiance. Elle le vit, elle le ressent et elle en a le droit. Cela ne signifie pas qu’on laisse tout faire. Loin de là. On est même plutôt du style assez sévère. Je ne supporte pas les enfants qui se servent dans les apéros, ceux qui tapent leurs couverts, qui se jettent par terre et j’en passe. Mais j’admets la frustration que cela crée.

On ne crie jamais. On hausse le ton pour montrer notre mécontentement ou on fait notre « air fâché ». Les "ordres" sont clairs, précis et reprennent toujours les mêmes mots simples comme "non", "pas en bouche" ou "doucement".

On part du principe qu'il faut qu'elle découvre, qu'elle apprenne et surtout qu'elle en est capable. Tout lui a toujours été ouvert. Tout en restant dans une certaine logique de sécurité, nous n'avons jamais acheté de cache-prise par exemple parce que ce serait impossible d'en emporter à chaque fois qu'on sort, alors on lui a expliqué que non, elle ne peut pas y toucher. Point. Cela peut la frustrer, mais c'est dangereux, elle peut se faire mal. On lui explique et on reste ferme.

A côté de cela, nous l'intégrons au maximum à nos tâches quotidiennes et elle adore cela. Comme pour le reste, on tente la responsabilisation et le fait qu'elle est capable de faire beaucoup de choses. Elle cuisine avec nous (elle adore touiller dans les casseroles et goûter à tout), elle sort les vêtements de la machine (un véritable jeu pour elle), elle scratche ses chaussures quand on sort,... Tout cela sans aucune obligation. On teste, on voit et on s'adapte.

Pour tout le reste, nous vivons toutes les émotions, toutes les tristesses (exagérées parfois ou non) et nous jouons beaucoup sur la confiance et le fait d'être rassurée, de savoir que papa-maman sont là et que ce n'est pas grave.

Voilà voilà un petit peu notre manière de fonctionner. 
Rien de bien exceptionnel peut-être mais dans un monde de performance, nous avons décidé de ne pas jouer à ce jeu.

Lily était à peine née qu'elle devait déjà rentrer dans des critères "ne pas trop pleurer", "faire des câlins", "être bien habillée" et j'en passe. Je suis contre. Elle doit être elle en premier. Nous sommes persuadés que c'est une bonne personne, une belle âme et nous nous rappelons chaque jour qu'elle peut nous étonner.

Nous avons décidé de vivre de manière plus douce, plus confiante où nous sommes sûrs qu'elle fera de jolies choses.

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En voyant les « challenge » qui passent sur Instagram, je me suis dit que cela pourrait être sympa de vous avouer 10 choses sur moi qui sortent un petit peu de l’ordinaire...

Il n’y aura donc pas de « j’ai deux chats et 30 ans »
mais plutôt des petites choses cocasses...
 attention: ne vous moquez pas (trop quand même)


1. Je déteste les fesses d’homme 

Oui oui. Là où les femmes matent, je me sens mal à l’aise. Même la plus belle paire de fesses au monde, c’est une partie du corps masculin qui me dérange. Je ne dirais pas que ça va jusqu’à me dégoûter mais l’homme sait que s’il secoue son popotin contre moi pour rire, je vais partir avec des « mais arrête!!! »

2. Je suis TRÈS matinale... mais pas du tout du soir 

Je peux me lever à 3-4h du matin sans aucun souci. Par contre, passé 22h, je n’existe tout simplement plus
Quand je faisais mes études, en période d’examen, je me levais à 2h du matin, étudiais, passait mon test et allait me coucher avant de recommencer le lendemain. Autant dire que j’avais zéro vie sociale pendant ces périodes.
Et maintenant, je me lève vers 5-6h pour repasser, nettoyer, faire mes activités etc. Par contre, je ne rangerai jamais rien le soir.

3. Il n’y a presque aucune photo de moi nulle part...

Ni sur Instagram, ni à la maison. Je pense que l’on a même que 3 photos de nous 3 au total. 
Pourquoi? Ayant été dermatillomaniaque, mon visage est en réalité très abimé au menton et même si je n’en parle pas, j’ai beaucoup de mal avec ça. Je suis dure avec les gens mais avec moi aussi et je trouve ça horrible. Je ne m’en tracasse pas au quotidien mais sur des sites comme Instagram, je trouve ça beurk d’exposer l’état de ma peau.

4. Mon plat préféré?

Des carbonnades avec du couscous. Eh oui! Avec une grand-mère en partie flamande qui est partie vivre avec ses enfants (donc avec ma maman et toute la tribu) en Tunisie, il en est ressorti un mix avec lequel j’ai grandi: des carbonnades avec du couscous. Je pourrais en manger jusqu’à me rendre malade!

5. Hors de ma zone de confort, j’ai l’air posée...

Et autoritaire, et imbue d’elle-même et bourrée de confiance en moi. Puis quand je suis en petit groupe, pas du tout!
En fait, j’ai fait une si grosse barrière de protection que quand je sors de ma zone de confort, je surjoue et ça marche
Ce qui fait qu’on me parle beaucoup, qu’on se confie à moi etc et en fait, après je rentre et je me demande comment j’ai fait ça! C’est assez fréquent que je dise à l’homme: « je ne sais pas pourquoi il m’a raconté tout ça! ».

6. Je ne regarde presque que des dessins animés

Mon compagnon s’y est fait, ma fille en profite. Je pense que toutes les personnes qui sont venues à la maison en sont témoins, il y a toujours un dessin animé qui tourne en fond.
Chez nous, pas de musique, mais des Pinguins de Madagascar, des séries Roi Julian, des Disney, même des séries pour tout petit. Je pense regarder quelques films par an et encore, on reste dans l’univers des Marvel. 

7. Si je pouvais m’habiller comme je voulais tous les jours...

Je m’habillerais uniquement en robe de cocktail et converse. Je suis du style jeans/baskets/garçon manqué et pourtant! Mais je n’arrive pas encore à passer ce cap du regard des autres pour vraiment pouvoir tenter le truc.

8. Avant d’avoir Lily, je comptais déménager à Londres

J’y pensais avant de rencontrer l’homme, puis on y est allé ensemble plusieurs fois et là où j’avais peur qu’il me prenne pour une folle, il m’a suivi dans mon délire et y a pensé aussi.
On s’y sent bien, c’est inexplicable. Ce n’est pas parce que c’est une destination à la mode ou quoi mais on a toujours eu cette sensation d’être là où il faut.
Maintenant que nous avons la maison et Lily, on compte principalement y aller le plus souvent possible.

9. J’ai fait un malaise dans le Star Tour de Disneyland Paris...

Et depuis, je ne fais plus que les activités pour tout petits.
J’ai quelques soucis cardiaques + un peu de claustrophobie et c’était une période de ma vie un peu compliquée. Je sentais le truc arriver quand j’avais vu que les personnes cardiaques n’étaient pas conseillées. J’avais demandé à la personne de l’entrée si ça irait, elle m’avait répondu que oui... une fois dedans, crise de panique complète, je me suis à moitié évanouie. L’homme essayait tant bien que mal de me rassurer. Depuis, j’ai une peur bleue des attractions autres que Peter Pan ou le jeu Buzz l’Eclair.

10. Je suis très rancunière 

Je n’oublie jamais rien. Mais vraiment JAMAIS. Sauf pour nos 6 amis proches qui eux peuvent clairement me marcher sur la tête :p
Une personne peut m’avoir blessé il y a 10 ans, je détournerai le regard si je devais la croiser encore maintenant. Même 20 ans après en fait.
C’est un vrai sale trait de caractère. Même dans l’optique où la personne se rachète par la suite, je garderai en tête le « ah ben oui c’est plus facile de s’excuser maintenant que tu m’as blessée/que les difficultés sont passées! ». En réalité, je ne pardonne pas. 
Les petites choses s’accumulent, ce qui fait qu’un jour, je peux claquer la porte, la personne ne comprendra pas pourquoi je m’emballe mais en réalité, ce n’est pas la phrase sur le moment qui m’aura dérangé, c’est plutôt que c’est celle de trop.

Et la petite dernière pour le plaisir:

10bis: il faut que je prenne chaque jour le même train pour aller travailler. Pas celui d’avant ni celui d’après sinon j’ai cette sensation d’être perturbée dans ma journée. Pourtant les trains se suivent à 5 min près chez nous mais je ne sais pas, c’est un véritable toc :))



Bilan 2017


L’année 2017 a été une année très intense. Beaucoup de changements, beaucoup d’apprentissage mais surtout beaucoup de fatigue et de stress, on ne va pas se mentir.

2017 nous a appris à l’homme et à moi à être parents mais aussi à être un petit peu plus égoïstes et même, propriétaires.

2017 a été une année riche en couleurs. De véritables montagnes russes. Pour être sincère, je n’aurais jamais cru pouvoir trouver en moi autant de force et de patience.

Des réveils la nuit, un petit poids pour Lily, des rdv pour l’achat de notre maison, 2 déménagements, des déceptions personnelles, des découvertes amicales, une santé problématique, des finances stressantes... je pense qu’on a fait la totale.

C’est la vie. La nôtre du moins. Je ne l’enjoliverai jamais, je l’assume. A ces personnes qui m’ont dites me plaindre souvent, avec du recul, je n’ai qu’une seule chose à dire: faites ce que j’ai fait et là, nous pourrons discuter.

2017 a été finalement l’année où nous avons trié (tant les choses que les gens), où nous avons appris et construit les bases de notre futur.

J’en ressors personnellement fatiguée mais tellement plus forte et fière de moi, de l’homme, de notre famille.

Résolutions 2018

Et là... il y en a! Je sais désormais qu’on est capable de beaucoup de choses
alors je n’ai plus peur, je me lance et j’y crois.

Alimentation 

Je ne tiens pas à prendre des résolutions telles que « perdre du poids ». A vrai dire, nous avons rangé la balance.

Cependant, je tiens à éliminer le sucre comme je l’avais fait durant mon Whole30 et trouver une certaine stabilité alimentaire. Je sais que le paléo me convient mais j’ai tendance à passer outre par facilité. Désormais, je tiens à me lancer réellement et à l’assumer. C'est pourquoi, je recommence un Whole afin de reprendre une base saine.

Bio, zéro déchet, local

Je m’étais fixée avec l’achat de la maison de réfléchir aux courses que nous faisons. Cette année, je tiens à mettre en place un petit poulailler et un potager dans notre jardin. Mais je tiens également à aller chercher mes produits à la ferme et au magasin bio au maximum. 

Le zéro déchet fait suite au minimalisme dans lequel nous vivons de plus en plus. Je sais que l’on peut éviter bcp de choses en se penchant un peu sur la question.

Maison

Il n’y a pas photos, cette année sera axée sur notre maison. Quelques petits travaux sont à prévoir, nous avons besoin d’acheter de nouveaux meubles et de créer notre cocon à l’aide d’un peu de déco. Pour l’instant, tout est fort brut. 

Voiture, boulot et Lily

J’en parle encore et encore mais c’est vrai que j’attends le salon de l’auto avec hâte pour me faire plaisir. Je pense bcp à notre famille et à la maison, du coup je roule dans une C1 totalement cabossée et dans laquelle je ne me sens pas en sécurité. Ici, j’ai cette envie de me faire plaisir.

Le boulot quant à lui sera mis sur le côté cette année. Beaucoup de formations, beaucoup de changements, j’ai décidé de totalement laisser couler au lieu de me prendre la tête pour quoi que ce soit afin de pouvoir profiter de Lily au mieux.

Sport

Là, c’est un gros point sur lequel je désire me pencher. Je suis passée de tout à rien, de trop à pas assez. Comme pour l’alimentation, l’arrivée de Lily a tout chamboulé et j’ai eu énormément de mal à me tenir à quoi que ce soit.

Mais cette année, ce sera principalement du sport pour moi. Exit les partages, les discussions sur ce que je fais, les comptages de mes heures de sport ou de calories. Je désire principalement y prendre du plaisir, comme avant.

Moi, moi et moi

Eh oui, j’ai décidé que 2018 sera également une année un peu plus égoïste. En 2017, j’ai passé beaucoup de temps à vouloir faire plaisir et pour être franche, vu les mercis reçus, cela ne valait pas la peine (on ne fait pas les choses pour un merci je sais, mais recevoir des critiques en prime lorsque l’on mord sur sa chique, plus jamais).

Désormais, je compte bien refuser un week-end en famille quand on n’a pas eu une seule soirée à 3 sur le mois. Je compte bien prendre mon dimanche matin pour aller me balader avec Lily au marché ou dans les bois sans gsm. Je compte surtout m’éloigner des personnes qui ne m’apportent finalement que très peu de choses. Je suis fatiguée de ces douces méchancetés comme j’appelle cela. J’ai envie d’être entourée de personne qui m’apprécient telle que je suis et surtout, de m’apprécier moi.

Petit à petit, je me suis achetée un parfum, un lisseur à cheveux, des vernis semi permanent... je compte m’attaquer à ma garde robe et me faire plaisir.

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Le blog dans tout cela va suivre mon envie principale pour cette année: me faire plaisir. Alors non, je ne me fixe pas de publications obligatoires, de 3h derrière l'ordi quand je suis épuisée. Ce sera désormais avec mon coeur que je tiendrai ce blog, pour partager ce que j'ai toujours aimé partager.

Voyage, naissance, mariage

Cette année sera aussi l’année où nous avons décidé de voyager à nouveau comme avant, sur des coups de tête, avec du pur plaisir. Disneyland, Londres, Cologne et Amsterdam sont au programme au minimum.

Pour finir ces bonnes résolutions, l’année 2018 verra la naissance de mon/ma filleul(e) et le mariage de nos amis. Après nous être un peu coupés du monde le temps de tout régler, j’ai cette réelle envie de m’investir et donner le meilleur pour que leurs rêves à elles se réalisent.

Finalement...

2018 s’annonce riche, belle, intense. J’ai rarement été aussi sereine au début d’une nouvelle année. Je ne tiens pas à m’autoflageler quand les choses ne sont pas parfaites. J’ai envie de laisser couler, de vivre, de profiter.

J’ai appris qu’il n’y avait pas de « déclic », de « à partir d’aujourd’hui c’est fini! » mais plutôt de l’apprentissage et des efforts. Je tiens surtout à chaque jour, faire mieux qu’hier. C’est tout ce que je vise.

En vous souhaitant également beaucoup de bonheur et une bonne année à vous tous...



Vingt-sixième jour

Je mange encore très peu et me pèse vite fait pour voir si ce n'est pas trop. Mon but n'est absolument pas de me rendre malade ou rentrer dans des critères.

Mon poids n'a pas bougé. J'ai donc finalement trouvé le bon équilibre entre les quantités que je mange et mon activité physique.

La journée se passe sans encombres même plutôt bien. Mon moral revient et quand l'homme me demandé de lui ramener des chips et du coca pour se faire une soirée film, ça me paraît logique de prendre des amandes grillées pour moi.

Vingt-septième jour

Une journée où j'ai un peu plus de mal à trouver mon équilibre alimentaire. La fatigue sûrement. Je me dis que là, j'approche de la fin, je peux me prendre un petit plaisir. Et me voila à acheter une barre Nakd et une bouteille de Spa Citron. Les deux sont autorisées dans mon Whole 30. Je m'installe, mords un bout et "Pouah!! C'est quoi cette horreur!" Mes joues me font mal comme si j'avais mangé un bonbon sûr. J'ai mal au ventre, envie de vomir. Mon dieu, c'est sucré à mourir! Je mange 3 bouchées et laisse le reste là. Pourtant, avant je les trouvais fade. Ici... j'ai eu l'impression de manger du poison. 

Là, oui, je me rends compte de là puissance du sucre et du fait que j'en suis détachée. Malgré la mauvaise expérience, j'en tire une fierté énorme d'avoir suivi mes convictions! Comme si j'avais bien raison sur toute la ligne sur cette histoire de sucre, d'addiction, de drogue où tout le monde joue le jeu sans se rendre compte de ce qu'ils font à leurs corps!

Pour le challenge, il n'y à pas photo... je remangerai qqch de sucré après mes 30 jours, juste pour voir.

Allez, plus que 3 jours!

Vingt-huitième jour

Plus que 2 jours! Le décompte est lancé! Et avec lui... l'idée de "oui mais si je craque maintenant, c'est pas grave, je suis pas à ça près!

Un dernier petit tour sur le site pour voir le TimeLine et je suis toujours autant pile dedans! Ce 28e jour est réputé pour se dire que c'est bon, on a fait le gros, on n'est pas à 2 jours près.

Je suis en télétravail, je tourne un peu en rond, j'ai envie de manger, je n'ai pas bcp de travail alors je zone un peu... Cette journée est looooooongue.

Niveau alimentation, c'est au point où je ne mange presque rien, j'ai envie de passer à autre chose... et vite!

Vingt-neuvième jour

L'avant-dernier!

Un samedi en tête à tête avec ma fille. Aujourd'hui, nous restons toutes les deux à la maison à jouer. On construit une cabane, on traîne en pyjama, on regarde un dessin animé, on joue avec ses tut tut animo. Depuis quand je fais preuve d'autant de calme, de créativité? Je me rends compte que je profite énormément des choses simples. Mes humeurs sont moins changeantes depuis l'arrêt du sucre, je suis moins stressés... Je sais que je me répète mais pour les personnes qui me connaissent, je suis une boule de nerfs sur pattes!

Une énorme envie de pilons de poulet à midi et à 16h: une compote de poire avec une càc de cacao pur et me voilà au paradis. Une sensation de gâteau poire-chocolat. Il y a encore 2 mois, je trouvais le cacao en poudre extrêmement amer et sans aucun intérêt gustatif. Ici, je suis aux anges avec une chose toute simple. C'est clair, je continuerai sur le régime paléo après ce Whole30.


Trentième jour

Ca y est! Le dernier! Je l'ai fait! Ah non... encore la journée à tenir... et c'est long! TRES long! L'homme mange des gaufres à la cannelle au matin, des crêpes l'après-midi et je bataille entre le "il ne te reste que cette journée à tenir" et le "il ne va rien se passer en 24h"...

Le pire? J'ai un vague à l'âme que ce challenge se termine. C'est tout bête mais je discute avec l'homme et je lui dis "et maintenant? je fais quoi?". Ce challenge me motivait mine de rien, me poussait dans des retranchements, des réflexions. J'ai appris énormément de choses en 30 jours.

Je me pèse pour "finaliser"ce challenge (même si je me répète encore et toujours, il ne s'agit pas d'un régime pour perdre du poids!), le verdict tombe: 57,1 kg. Le palier que je voulais atteindre depuis des mois. 3,400 kg en moins. L'équivalent d'un gros bébé.

Je termine ce challenge avec un butternut farci au four et je rêve de ce que je mangerai demain pour non pas me féliciter (eh oui, la nourriture ne représente plus une récompense pour moi), mais simplement me faire un petit plaisir...

Ca y est, je l'ai fait!



Vingt-et-unième jour

Vendredi, c'est la fin de semaine! Je résiste tant bien que mal à cette envie folle de me rouler en boule sous ma couette et je pars travailler.

Aujourd'hui, je fais simple: omelette le matin, amandes à 10h et avocat-thon à midi.

Je mange sans faim! Je remarque que cela fait un moment que je n'ai plus été voir les "étapes" sur le site. Le 21e jour est décrit comme long, très long. Il en découle même une perte d'appétit. Et c'est vrai. Je mange, je ne profite pas.

Le repas n'est plus une partie de plaisir mais plutôt quelque chose de vital, de simple. Je dois admettre que cela m'arrange, moi qui pense un peu beaucoup trop à la nourriture en temps normal!

Vingt-deuxième jour

Attention: challenge! Aujourd'hui, c'est soirée restaurant entre amis! Par chance, il s'agit d'une sorte de buffet à volonté. Je me renseigne un peu à l'avance pour voir s'il est possible de garder mon régime avec ce qu'ils proposent... et c'est le cas!

Petit plus: je me pèse pour clôturer cette 3e semaine: 57,9 kg! Soit une perte de 2,6 kg! Je l'admets, je n'y croyais pas avec mon rhume, ma ragnagna etc.

Le soir, j'appréhende un peu, je regarde vite fait tout ce qu'il y a et ouf, je sais m'en sortir.

Je me régale de sashimis au saumon/thon rouge avec des œufs durs, de poêlées de champignons, courgettes, de bœuf au grill et en dessert: fruits frais! Je mange à ma faim et moi qui étais tentée par tout en rentrant dans ce restaurant, je me retrouve vite calée en réalité.

En temps normal, c'est le genre d'endroit où je "rentabilise" en me gavant. Je mange de tout, du n'importe quoi et souvent plus que la moyenne. Ici, il y a cette envie et en même temps, je suis beaucoup plus à l'écoute de mon corps et là, je n'en ai absolument pas besoin.

Nos amis restent réellement corrects aussi. Par contre, je vois qu'autour de nous, les gens deviennent "fous" avec toute cette nourriture! Ils se gavent, transpirent, font des allers-retours sans fin... Finalement, ils me dégouttent et je me rends compte que je fonctionnais comme eux avant. Grosse prise de conscience, je suis bien contente de mon choix!

Une discussion s'en suit dans la voiture en rentrant et je me rends compte avec l'Homme que nos vies sont tout de même remplies d'excès dont je n'ai plus envie. Ce minimalisme alimentaire se répercute également sur ma vie.

Vingt-troisième jour

Je n'ai absolument pas faim. Mine de rien, le restaurant d'hier m'a quand même bien calée. J'écoute mon corps, et je ne mange que quelques fruits secs le matin avec mon café. Aucune chute de tension, aucune tête qui tourne.

Pour moi qui dois bien avoir la tête qui tourne une à deux fois par semaine dès que je mange moins, je n'en reviens pas que mon corps arrivent à aussi bien s'équilibrer.

Mon papa vient passer l'après-midi à la maison.

Je ne lui ai pas encore parlé de ce challenge et il écarquille légèrement les yeux en me voyant manger deux oeufs durs et un steak haché pendant qu'il se régale avec des oeufs à la coque, du pain, du fromage.

Je dois admettre que le pain et le fromage me manquent légèrement... Mais quand je le vois attaquer la glace devant moi, cela me passe totalement au-dessus de la tête. L'accroc au chocolat que j'étais ne s'est même pas retournée sur cette Ben&Jerry's chocolat-caramel. Il n'y a pas photo... je suis fière de moi.

Vingt-quatrième jour

J'ai passé une nuit horrible à cause de la crèche et Lily qui nous ramène 45 000 microbes à la maison, que je me chope bien évidemment! Je suis réellement épuisée. Pourtant, je n'ai toujours pas faim. Je me force le matin à grignoter quelques dattes et fruits secs et me prends un thé chaud à la gare du boulot.

Du thon et un avocat à midi, un peu de raisins à 16h et... c'est tout.

Promis, je ne fais pas de régime, ne me force pas à manger si peu ou que sais-je. Mais la nourriture ne me tente absolument pas. Jamais je n'aurais cru me "détacher" de mes heures de repas auxquelles je tiens comme pour rythmer ma journée en temps normal!

Le soir, je nous prépare simplement des oeufs à la coque. Sans pain sans rien pour moi. Et cela me convient étonnement.

Vingt-cinquième jour

Journée de télétravail, journée de ménage, journée de cuisine, journée de tout!

Je n'ai toujours pas faim. Moi qui pensais que ce serait une passade de 2 jours eh bien non, cette idée reste. Je mange quelques noix de cajou dans la voiture à 9h en revenant de chez la gardienne et cela me suffit.

Toujours aucune migraine, tête qui tourne ou que sais-je. J'ai l'impression de digérer depuis plus de 48h ce restaurant où j'ai mangé un peu plus que d'habitude. Je suis surtout étonnée que mon corps tienne avec si peu de carburant.

L'après-midi, une amie passe à la maison et je bois du jus d'orange en grignotant quelques dattes. Gros excès de sucre donc. Je remarque que là, j'ai un coup de déprime fou 1h après. Je suis fatiguée, fade, de mauvaise humeur... Mais surtout: angoissée et stressée. Est-ce que mes angoisses seraient donc liées au sucre?

Le soir, je nous prépare quand même un repas-plaisir histoire de me redonner du goût à la nourriture. Un Steak-Frites (pommes de terre au four) et compote de pomme-mangue. Le type de repas que j'adore. Je mange correctement, cela me goûte mais non, je n'ai définitivement plus cette envie de me jeter sur mon assiette. C'est un moment agréable mais qui ne règle plus ma journée.



Je vous rassure, je ne vous raconte pas toute ma vie non plus mais ici, j'avais envie de vous expliquer tous ces changements sur mon Instagram, ma vision des choses, la vie en général...



Partenariat

Tout d'abord, j'ai dit au revoir à tous mes partenaires de blog. Cela peut paraître bizarre mais même s'ils sont géniaux, cela devenait un poids dans mon agenda. Boucler des tours au magasin, faire des photos quand ma fille le veut bien, savoir que je n'ai pas le matériel adéquat pour faire de top photo et tenter de faire de mon mieux, côtoyer des gens que je ne connais pas (timide comme je suis, c'est challenge) pour finalement... ne savoir me rendre à aucun évent par manque de temps.

Pour celles et ceux qui me diront que le temps se trouve, c'est vrai. À condition de vouloir le trouver. Pour ma part, à choisir entre un restaurant entre amis ou un évent de blogueuses, mon choix a toujours été tout fait.

Amitiés et relations

En parlant d'amitiés, le travail avec ma psy porte ses fruits à ce niveau-là. Énormément. Je me rends compte que j'avais posé une belle barrière  pour me protéger et qu'ainsi, je côtoyais beaucoup de monde mais d'une part sans m'impliquer réellement (si l'on ne sait rien de moi, on ne sait pas me faire souffrir) et d'autre part en gardant une grande partie de ma vie "cachée".

Par "cachée", je veux dire que j'ai toujours dit que j'avais beaucoup d'amis mais étonnement, ils ne se connaissent pas entre eux, ils ne savent pas quand je les vois les uns les autres, etc. Le hic? Quand on disait qu'on était fatigué, qu'on était déjà occupé ou qu'on ne saurait pas venir, on nous le reprochait très vite puisque chacun pensant être un peu seul dans notre vie.

La vérité? Histoire de quantifier, j'ai listé les personnes avec qui je voulais m'investir un petit peu plus et réellement garder près de moi... je suis à 35 personnes de tout horizon. Je ne compte pas ma dizaine de collègues et les 30 autres que j'ai décidé de mettre un peu sur le côté. Eh oui, dans la vie de tous les jours, je côtoie entre 50 et 70 personnes (sans compter la partie de l'Homme). Et pourtant, en n'affichant rien, beaucoup pensent que l'on est seul avec Lily. 

C'est ainsi que pour de petites choses simples comme l'anniversaire du cousin de Lily, cette date a été fixée un dimanche, on s'est retrouvé à annuler un évent Tape à l'Oeil et nos 5 ans. Voilà notre quotidien assez frustrant. Savoir que l'on passe presque plus de temps à annuler qu'à organiser. 

C'était (et c'est) quelque chose qui me pèse énormément. Cette sensation de décevoir, d'abandonner, de ne pas pouvoir répondre présente. Et pourtant mon dieu, si je pouvais me multiplier je le ferais parce que les gens me manquent!

Je ne me plains pas, loin de là. Je dis toujours qu'il y a des gens qui se suicident par solitude. Ici, c'est quelque chose que l'on ne connaît pas. Et je sais également que cela peut paraître tellement peu par rapport à des personnes qui jonglent avec presque 150 amis. Je ne suis pas dans la comparaison mais dans le manque de temps pour voir les gens que j'aime.

Ma famille, mon couple

À côté de cela, je veux garder une place pour mon couple, ma fille, notre famille. Et pour l'instant, nous nous concentrons sur l'achat de notre maison. Cela peut paraître simple mais demande beaucoup de paperasses, de rdv, de tri, de caisses, d'organisation. Je pense qu'une fois sur place, nous pourrons tous les 2 souffler un peu plus. Bien qu'à force d'annuler nos amis, nous avons déjà une liste longue comme pas permis de gens "qui viendront nous faire coucou quand on aura déménagé".

Mon boulot

Et prendre du temps pour moi dans ce joyeux bordel est assez difficile. À savoir également que mon travail n'est pas simple. Comme pour les amitiés je n'en parle pas alors on s'imagine que je fais des photocopies.

La vérité? Je contrôle et vérifie l'organisation de près de 150 écoles secondaires en Belgique. Et tout cela sans chef depuis hier!

Il y a donc le stress du boulot, accompagné du stress de l'organisation, accompagné de la fatigue d'annuler des rdvs et me voilà avec le trio parfait pour être à cran assez souvent.

D'ailleurs, j'ai finalement décidé de me fixer 2 ans pour soit augmenter mon salaire (évolution de carrière/promotion) soit chercher ailleurs. Lily rentrera à la maternelle, nous aurons des factures fixes avec la maison, nous aurons su remettre un peu d'argent de côté. Je pourrai penser à évoluer.

Et moi

J'ai discuté avec une amie venue à la maison mardi sur le fait que l'on vivait dans un pays qui ne "fait" rien.

Je m'explique... cela me trotte en tête depuis un bon moment et je dois admettre que maintenant que je le vois, je ne vois presque que ça. 

On est ici dans un pays du "être". Être beau, être instagrammeuse, être bien entourée, être people, être sympa et sportive, être riche. Mais si on tente de faire qqch, les remarques fusent à foison. 

Coloriage, bricolage, cuisine, activités diverses, véritable planning de run,... Ca n'intéresse personne et ça me bouffe. J'ai joué dans ce jeu également mais je me rends compte que je ne faisais plus rien. Je ne créais rien. Je ne me lançais véritablement dans rien. Je veux changer cela. Maintenant que je le vois, cela m'énerve.

Les comptes Instagram de filles belles qui en soit ne font rien de spécial a part sortir, répondre à des mails et... être belles, je sature. J'admire ces personnes qui réalisent qqch véritablement et souvent, on les snobe. D'où mes coups de gueule à répétition. Je le sais ne vous en faites pas, je dois avoir l'air aigrie mais je suis dans la phase où je n'arrive pas à passer au dessus et en même temps à m'en détacher.

Je remarque que c'est la même chose dans la vie de tous les jours. Je côtoie quantité de personnes que, si je devais décrire par une passion ou une activité, il me serait impossible de le faire. 

J'ai donc cette envie de créer d'apprendre, de développer qqch et étonnement, les idées fusent.

Minimalisme

Pour couronner le tout, tout ce consumérisme me pèse énormément. Cela ne me convient plus. Posséder pour posséder. Acheter de beaux jouets à ma fille pour compenser un peu d'absence. Je ne veux plus de tout cela. Ça ne me rend pas heureuse.

Alors je profite de ce déménagement pour jeter, trier, donner et à chaque sac poubelle qui sort de la maison, je me sens plus légère.

Au final

Je dis à tout le monde que je pense devenir une vieille conne qui rêve de son potager avec ses poules. Mais aussi de dimanche avec des amis proches. De soirées en famille près du feu. Même sans rien montrer et ne pas donner l'impression d'une belle vie. Petit à petit ma définition de la vie change et s'apaise. 

À cœur ouvert

by on octobre 05, 2017
Je vous rassure, je ne vous raconte pas toute ma vie non plus mais ici, j'avais envie de vous expliquer tous ces changements sur mon ...

Seizième jour

Le fait de savoir que j'ai perdu du poids m'a reboosté mais je comprends mieux pourquoi on déconseille de se peser pendant ce challenge...

En effet, il n'y a pas de limite de quantité et me voilà à faire attention à ce que je mange pour booster ma perte de poids alors qu'à la base, ce challenge me tentait surtout pour son côté "sain" et je ne m'étais pas attendue à une grand chose niveau poids.
Me voilà donc à batailler pour savoir si je mange à ma faim ou dans ce but de perte de poids. Mon dieu, quand est-ce que ce côté psychologique va s'arrêter? Un véritable combat. Avec mon rhume en plus et mon frigo vide, je grignote des amandes, je ne mange pas à ma faim, je tourne en rond. 

À côté de ça, j'ai l'impression d'avoir l'esprit étonnement clair. Je réfléchis beaucoup à ce que je fais dans la vie de manière générale et me rends compte que ce poids en moins ne me rend pas particulièrement plus heureuse. C'est fou pour moi qui fais régime depuis des années. 

Je décide de ne plus me peser après la fin de ce challenge. Je compte le faire pendant mes 30 jours pour pouvoir quantifier les résultats. Mais après, je range cette balance au placard! Elle a beaucoup trop d'effet sur moi!
Dix-septième jour

Journée de télétravail, journée de gros gros rhume. Ma pharyngite a empiré, je ne sais plus parler. Je n'ai pas envie de craquer mais je regarde sur Internet comment réagir quand on est malade pendant un Whole30: pour faire simple, ils conseillent d'arrêter. En effet, la maladie perturbe totalement l'équilibre qui était en train de se mettre en place donc les effets sont plus qu'amoindris. Je déprime vraiment là. Moi qui trouvais un rythme, qui voyais des résultats, me voilà tremblante, fatiguée, incapable de faire mon sport...

Je décide tout de même de continuer même si je risque de reprendre le poids perdu. Tant pis. Là, j'ai réellement envie de nourriture-confort. Banane au matin avec un jus d'orange (prout pour cette histoire de jus d'orange même si oui, c'est un bon shout de sucre que je me fais au matin là du coup), purée de pommes de terre et haché/tomates le soir. Je mange plus que de raison, je m'en veux et j'appréhende de retomber dans un mauvais système.

Dix-huitième jour

Retour au boulot, je suis à deux doigts de mourir. Banane au matin, le restant du purée/haché d'hier en lunchbox et je m'enfile presque 150g de noix de cajou que je grignote. Qu'est-ce qui m'arrive? Pourtant je tiens ce régime! J'ai l'impression que de m'être pesée a tout déboussolé en réalité. Je repense à mon poids, mon corps et non plus à ma santé, qui elle est totalement partie en cacahuète.

Mon dieu, cette balance c'est le mal en fait!

Je ne veux plus me peser. Je veux même (si possible) détacher mon regard de mon corps et reprendre un oeil bienveillant sur ma personne. Presque 10 jours de souffrance physique pour enchainer presque 10 jours de souffrance psychologique alors que tout cela est sensé m'apporter du positif.

Tut tut tut.  C'est fini. Je reste persuadée qu'on sait changer notre point de vue en le décidant, et là, je le décide!

Dix-neuvième jour

 Un jour de congé! Parfait! Je me repose et je pars me faire plaisir avec Lily en faisant quelques magasins! 

La bonne humeur est là, je trouve plein de jolies choses, je discute avec 2-3 copines, Lily me fait une jolie sieste et je me fais une Top assiette avocat-thon-œuf. Je vais le tenir ce challenge!
J'accompagne l'homme faire 2-3 trucs ensuite et là, changement d'humeur total! J'ai des sueurs froides, tout m'énerve, je suis hyper négative... me voilà avec mes ragnagnas. C'est pas vrai! Encore qqch à devoir gérer!!!

Je me fais un steak haché, quelques légumes et je me répète que je vais y arriver! Je VEUX y arriver! 

Vingtième jour 

20 jours que je tiens le coup! Avec ses hauts, ses bas. J'en tire une petite fierté. D'habitude j'aurais deja laissé tomber depuis longtemps! 

Mes repas sont vite faits et vite pris, je choisis de plus en plus vite mes aliments, je suis moins tentée dans les magasins, ma peau est plus belle, mes cheveux moins gras et je me trouve beaucoup moins négative, plus posée (malgré ce que vous lisez, le reste de ma vie se passe  vraiment bien en fait). 

Je suis en télétravail, j'enchaîne gardienne-boulot-ménage. D'habitude, je stress pour le boulot que je suis en train de faire à l'heure actuelle. Chaque année c'est la même histoire parce que la moindre erreur porte à conséquence. Là, je suis plus relax. Mon ménage est vite fait et j'ai même énormément de patience avec Lily le soir. Je pense que tout est lié au fait que je ne me fais plus de "shoot" de sucre avec un effet yoyo.

Un steak haché, une poêlée d'aubergines-pommes de terre-oignon que je mange avec Lily (un des plus gros avantages puisqu'elle mange désormais ce qu'on mange) et je peux commencer le décompte des 10 derniers jours dès demain!