Whole 30... Jour 11 à 15: on commence la partie psychologique


Onzième jour

Catastrophe. Un mot unique pour résumer cette journée. Je me lève le matin fatiguée, j'ai des crampes à l'estomac, des frissons et mon dieu, là, oui, j'ai envie de craquer pour un bon pumpkin spice latte ou que sais-je!

Je sais qu'on est dans la partie psychologique du challenge maintenant. Il faut que j'arrive à défaire ce lien entre nourriture et confort. Je mange pour me rassurer et là j'en ai besoin.

Je regarde également sur le site et vois qu'il est possible d'avoir quelques jours de "troubles intestinaux" puisque les bactéries présentent dans notre corps se retrouvent à devoir gérer totalement d'autres aliments. AHAH! La bonne blague! J'admets que là, ça devient long de cumuler autant de désagréments et en même temps, je me dis que ce sucre devait vraiment faire des ravages sur mon corps!

Je tiens le coup avec ma lunchbox (2 pilons de poulet, patate douce, épinards) et le reste de mon ragoût au soir. Je mange sans envie et je vais directement dormir (je me doute que là, ce challenge ne vous tente absolument pas! Moi non plus à vrai dire!).

Douzième jour

Je m'attendais à une Xième bêtise de mon corps et pourtant, là, rien. J'emporte mes lunchbox, amandes, olives, framboises et je me rends compte que petit à petit, je sais vers quels aliments me diriger, lesquels prendre et je ne chipote pas.

Une journée où je vois mes collègues grignoter, manger des sucreries et du chocolat. Soit. Un peu plus de café pour moi et l'affaire est faite. Cependant, je remarque que de ne pas aller manger avec eux me met un peu à l'écart mais à côté de ça, je vois la quantité de sucre/crasse/biscuits qu'ils mangent en une journée... Je faisais pareil!? Je mords sur ma chique, je sais pourquoi je le fais.

Treizième jour

Journée de télétravail: ouf. Je vais pouvoir un peu souffler, me reposer et ne pas être "trop tentée". 

Juste une séance de psy qui me bouleverse et je me retrouve au magasin bio à acheter du cacao 100%, une barre de fruits secs paléo et un jus d'orange.


De la nourriture chouchou, encore. Même si tout est autorisé, je me jette sur du plaisir. Je culpabilise un peu et d'autant plus quand je découvre qu'en réalité le jus d'orange n'est pas autorisé dans ce régime Whole30. Une partie de moi me dit que ce n'est que de l'orange 100%, l'autre partie commence à se dire que là, j'ai mer**. Normalement lorsque l'on fait un écart, il faut tout recommencer

J'en parle à l'homme qui me rassure, me dit que je fais déjà un bel effort et que rien ne m'empêchera d'en refaire un plus tard sans aucun écart si j'en ai envie. Je réfléchis beaucoup et me raisonne. C'est vrai que si je lâche maintenant, je ne recommencerai pas ces 30 jours.

Quatorzième jour

Ok, c'est bon, je suis bien bien bien malade. Direction le médecin, je n'arrive à avaler que quelques amandes.

Pharyngite +++, des baisses et des hausses de tension, impossible de manger quelque chose correctement... moi qui arrivais à trouver un rythme... je sature. Je l'avoue, ce jour-là j'ai pleuré. J'ai l'impression de me plaindre non stop depuis 15 jours.

Beaucoup de stress au boulot, cette séance de psy qui marque le début d'un nouveau cycle, ce challenge qui n'en finit pas et maintenant ça. Je respire un bon coup et prends un thé. L'homme me rassure (encore) et je me rends compte que d'habitude, dans ce type de situation, je ne pleure pas, je mange. Glace, chocolat chaud, pizza, verre de vin. Tout me passe par la tête et je suis entre la fierté de ne pas craquer et la tristesse de voir le mode de fonctionnement que j'avais.

Jamais je n'aurais cru que la partie psychologique serait la plus difficile.

Quinzième jour 

Je me re pèse sans regarder le chiffre et demande à l'homme de regarder à ma place.

Il me dit que j'ai perdu du poids par rapport à la première fois où je lui ai demandé de faire la même chose. 

On passe notre début de journée tranquillement et je n'en peux plus de pas savoir. Physiquement, ça va malgré ma pharyngite mais mentalement, la torture. Fou à quel point je peux être dépendante de cette nourriture et ce poids.

Et là, je craque. J'interroge l'homme. Il me dit que j'ai perdu plus de 2 kg. J’écarquille les yeux. Quoi??? En 15 jours? Je lui demande du coup le poids exact. 58,2! En ayant commencé à 60,5, j'ai perdu 2,300 kg! Mon dieu, tout ça vaut donc la peine. Je n'étais pas partie avec une réelle envie de perte de poids, c'était un petit plus. Mais de savoir que mon poids de forme tourne aux alentours de 54, c'est que mon corps retrouve petit à petit ses repères!

Il n'y a pas photo, je suis reboostée! 

Je prépare du potiron rôti délicieux et c'est bon, je suis repartie pour les 15 jours suivants!

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