À cœur ouvert


Je vous rassure, je ne vous raconte pas toute ma vie non plus mais ici, j'avais envie de vous expliquer tous ces changements sur mon Instagram, ma vision des choses, la vie en général...



Partenariat

Tout d'abord, j'ai dit au revoir à tous mes partenaires de blog. Cela peut paraître bizarre mais même s'ils sont géniaux, cela devenait un poids dans mon agenda. Boucler des tours au magasin, faire des photos quand ma fille le veut bien, savoir que je n'ai pas le matériel adéquat pour faire de top photo et tenter de faire de mon mieux, côtoyer des gens que je ne connais pas (timide comme je suis, c'est challenge) pour finalement... ne savoir me rendre à aucun évent par manque de temps.

Pour celles et ceux qui me diront que le temps se trouve, c'est vrai. À condition de vouloir le trouver. Pour ma part, à choisir entre un restaurant entre amis ou un évent de blogueuses, mon choix a toujours été tout fait.

Amitiés et relations

En parlant d'amitiés, le travail avec ma psy porte ses fruits à ce niveau-là. Énormément. Je me rends compte que j'avais posé une belle barrière  pour me protéger et qu'ainsi, je côtoyais beaucoup de monde mais d'une part sans m'impliquer réellement (si l'on ne sait rien de moi, on ne sait pas me faire souffrir) et d'autre part en gardant une grande partie de ma vie "cachée".

Par "cachée", je veux dire que j'ai toujours dit que j'avais beaucoup d'amis mais étonnement, ils ne se connaissent pas entre eux, ils ne savent pas quand je les vois les uns les autres, etc. Le hic? Quand on disait qu'on était fatigué, qu'on était déjà occupé ou qu'on ne saurait pas venir, on nous le reprochait très vite puisque chacun pensant être un peu seul dans notre vie.

La vérité? Histoire de quantifier, j'ai listé les personnes avec qui je voulais m'investir un petit peu plus et réellement garder près de moi... je suis à 35 personnes de tout horizon. Je ne compte pas ma dizaine de collègues et les 30 autres que j'ai décidé de mettre un peu sur le côté. Eh oui, dans la vie de tous les jours, je côtoie entre 50 et 70 personnes (sans compter la partie de l'Homme). Et pourtant, en n'affichant rien, beaucoup pensent que l'on est seul avec Lily. 

C'est ainsi que pour de petites choses simples comme l'anniversaire du cousin de Lily, cette date a été fixée un dimanche, on s'est retrouvé à annuler un évent Tape à l'Oeil et nos 5 ans. Voilà notre quotidien assez frustrant. Savoir que l'on passe presque plus de temps à annuler qu'à organiser. 

C'était (et c'est) quelque chose qui me pèse énormément. Cette sensation de décevoir, d'abandonner, de ne pas pouvoir répondre présente. Et pourtant mon dieu, si je pouvais me multiplier je le ferais parce que les gens me manquent!

Je ne me plains pas, loin de là. Je dis toujours qu'il y a des gens qui se suicident par solitude. Ici, c'est quelque chose que l'on ne connaît pas. Et je sais également que cela peut paraître tellement peu par rapport à des personnes qui jonglent avec presque 150 amis. Je ne suis pas dans la comparaison mais dans le manque de temps pour voir les gens que j'aime.

Ma famille, mon couple

À côté de cela, je veux garder une place pour mon couple, ma fille, notre famille. Et pour l'instant, nous nous concentrons sur l'achat de notre maison. Cela peut paraître simple mais demande beaucoup de paperasses, de rdv, de tri, de caisses, d'organisation. Je pense qu'une fois sur place, nous pourrons tous les 2 souffler un peu plus. Bien qu'à force d'annuler nos amis, nous avons déjà une liste longue comme pas permis de gens "qui viendront nous faire coucou quand on aura déménagé".

Mon boulot

Et prendre du temps pour moi dans ce joyeux bordel est assez difficile. À savoir également que mon travail n'est pas simple. Comme pour les amitiés je n'en parle pas alors on s'imagine que je fais des photocopies.

La vérité? Je contrôle et vérifie l'organisation de près de 150 écoles secondaires en Belgique. Et tout cela sans chef depuis hier!

Il y a donc le stress du boulot, accompagné du stress de l'organisation, accompagné de la fatigue d'annuler des rdvs et me voilà avec le trio parfait pour être à cran assez souvent.

D'ailleurs, j'ai finalement décidé de me fixer 2 ans pour soit augmenter mon salaire (évolution de carrière/promotion) soit chercher ailleurs. Lily rentrera à la maternelle, nous aurons des factures fixes avec la maison, nous aurons su remettre un peu d'argent de côté. Je pourrai penser à évoluer.

Et moi

J'ai discuté avec une amie venue à la maison mardi sur le fait que l'on vivait dans un pays qui ne "fait" rien.

Je m'explique... cela me trotte en tête depuis un bon moment et je dois admettre que maintenant que je le vois, je ne vois presque que ça. 

On est ici dans un pays du "être". Être beau, être instagrammeuse, être bien entourée, être people, être sympa et sportive, être riche. Mais si on tente de faire qqch, les remarques fusent à foison. 

Coloriage, bricolage, cuisine, activités diverses, véritable planning de run,... Ca n'intéresse personne et ça me bouffe. J'ai joué dans ce jeu également mais je me rends compte que je ne faisais plus rien. Je ne créais rien. Je ne me lançais véritablement dans rien. Je veux changer cela. Maintenant que je le vois, cela m'énerve.

Les comptes Instagram de filles belles qui en soit ne font rien de spécial a part sortir, répondre à des mails et... être belles, je sature. J'admire ces personnes qui réalisent qqch véritablement et souvent, on les snobe. D'où mes coups de gueule à répétition. Je le sais ne vous en faites pas, je dois avoir l'air aigrie mais je suis dans la phase où je n'arrive pas à passer au dessus et en même temps à m'en détacher.

Je remarque que c'est la même chose dans la vie de tous les jours. Je côtoie quantité de personnes que, si je devais décrire par une passion ou une activité, il me serait impossible de le faire. 

J'ai donc cette envie de créer d'apprendre, de développer qqch et étonnement, les idées fusent.

Minimalisme

Pour couronner le tout, tout ce consumérisme me pèse énormément. Cela ne me convient plus. Posséder pour posséder. Acheter de beaux jouets à ma fille pour compenser un peu d'absence. Je ne veux plus de tout cela. Ça ne me rend pas heureuse.

Alors je profite de ce déménagement pour jeter, trier, donner et à chaque sac poubelle qui sort de la maison, je me sens plus légère.

Au final

Je dis à tout le monde que je pense devenir une vieille conne qui rêve de son potager avec ses poules. Mais aussi de dimanche avec des amis proches. De soirées en famille près du feu. Même sans rien montrer et ne pas donner l'impression d'une belle vie. Petit à petit ma définition de la vie change et s'apaise. 

1 commentaire:

  1. Je me retrouve dans ton texte! Peu m'importe d'avoir les dernières fringues à la mode, le make up édition spéciale de telle "star", ... Rien ne remplacera jamais les vraies valeurs, la famille et les amis. J'adhère tout à fait à ta démarche. Less is more!

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